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Archive for avril, 2008

Liens du 30-04-2008

  • L’arrivée remarquée des “Digital Natives” ou comment les nouvelles générations appréhendent le monde et le savoir de manière radicalement différente
  • Le meilleur moyen de ne rien recevoir c’est… de ne rien demander. Le principal risque qu’il y a à demander c’est d’obtenir une réponse positive. L’article d’Hervé Bommelaer sur comment ne rien obtenir le rappelle bien.
  • Parce que se connaitre et connaitre les autres est un formidable support de progression dans tous les domaines de la vie. Merci à Vincent :
    “La connaissance de l’homme est à la base de tout succès.”Charles Spencer Chaplin Jr. (16/04/1889 - 25/12/1977)
  • Peut on s’organiser sans organisation ? Un des nombreux articles de Bertrand Duperrin sur les évolutions des organisations qui permet de remettre en question les pratiques et d’appréhender certaine des évolutions en court.
  • Les conversations font émerger un capital informationnel insoupçonné de Bertrand Duperrin toujours sur l’impact des échanges formels et informels dans le partage d’information.

S’informer autrement

Le type d’informations que nous recevons, percevons et comprenons conditionne dans une large mesure la vision du monde que nous avons. En parallèle la vision du monde que nous avons (liée à notre histoire, nos expériences, notre éducation) influence également notre perception des informations.

Cette interdépendance de l’une et de l’autre explique pour partie la raison pour laquelle il est déconseillée de regarder les infos lorsque nous n’avons pas trop le moral, car les informations diffusées vont très généralement dans le sens de notre perception… le monde irait mal. Pour autant cela nous rassure et nous conforte dans notre vision des choses et notre expérience, nous donnant par la même une certaine normalité. Le sensationnel et le négatif font vendre, jouant sur nos peurs, et des journalistes jouent ce jeu.

Pour autant, tout ne va pas si mal, et si on veut s’en donner la peine nous pouvons constater en de nombreuses occasions qu’il y a des choses qui vont bien ou des réponses aux situations les plus complexes ou problématiques.

Au cours de mes voyages webistiques j’ai pu identifier deux acteurs qui s’efforcent de nous partager une autre informations. Le plus récent des deux est l’agence Reporters d’espoirs, la seconde qui fait figure de Mamouth dans le domaine est place publique.

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Minuscule, un autre regard sur le monde

Une découverte récente et géniale, fruit du travail de français passionnés et probablement un peu déjantés.

Des images de synthèse de petits animaux, greffés sur des prises de vues réelles, pour un cocktail détonnant et humoristique au bruitage stimulant.

A découvrir et à déguster sans modération :

Minuscule

 

Minuscule

REGARD SUR L’ENSEIGNEMENT DE LA PSYCHOLOGIE DU TRAVAIL

Par Rodolphe Greggio, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, docteur en sciences de gestion, professeur d’histoire économique en classe préparatoire commerciale.

La psychologie du travail, petite oubliée des grandes écoles

Notre enseignement supérieur appréhende de façon bien particulière les problématiques humaines qui se posent au sein des organisations, n’accordant ainsi qu’une place limitée à la psychologie du travail. Les grandes écoles de gestion, qui professent un enseignement de ressources humaines directement applicable à l’entreprise, n’y consacrent qu’une attention fort réduite – et encore, seuls les plus grands établissements disposent-ils d’un département spécifique de ressources humaines, une discipline perçue de toute façon comme parfaitement secondaire. Aux yeux des grandes écoles d’ingénieurs, peu sensibilisées dans l’ensemble aux sciences humaines - considérées en général avec scepticisme, voire condescendance et mépris - et orientées plutôt vers les modèles de gestion quantitative, la psychologie du travail n’en apparaît que davantage une terra incognita. De fait, l’université, à laquelle on peut joindre le CNAM, est le seul lieu où l’on dispense un enseignement de psychologie du travail.

Une telle tripartition disciplinaire et institutionnelle repose sur des oppositions épistémologiques fondamentales et, surtout, une hiérarchisation implicite des savoirs. D’un côté, la psychologie du travail a largement invalidé les fondements prétendument scientifiques de la gestion des ressources humaines – ainsi les théories d’un Maslow ou d’un McGregor. D’un autre côté, l’effondrement des grands paradigmes explicatifs de la psychologie, le déclin de la psychanalyse et de bien d’autres approches canoniques en psychothérapie n’ont pas été sans ébranler la psychologie du travail, dès lors considérée comme trop formaliste et incertaine d’un point de vue épistémologique. Cette dernière a subi les avancées spectaculaires de la neurologie et de la thérapie chimique - des traitements médicamenteux pourvu de surcroît d’une grande polyvalence fonctionnelle, efficaces aussi bien pour conserver l’employabilité de la main-d’œuvre au travail que pour réduire les souffrances de celle qui en est, parfois durablement, privée.

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Echanger pour mieux réussir : l’exemple de Marketing Etudiant

Un clin d’œil à Thierry pour la belle réussite de son site et de son initiative.

Un site animée par une communauté dynamique où échange et partage enrichissent les uns et les autres et où beaucoup y trouve leur compte.

La coopération même si elle peut impliquer certaines règles demeure à mon sens ue tendance naturelle de l’individu car il trouve son compte. C’est naturellement gratifiant dans un certain nombre de situation où on reçoit à la mesure de ce que l’on a donné comme le démontre l’engouement pour le développement de son réseau professionnel.

Marketing étudiant, concours Soyez Innovant

Le communiqué de presse de Marketing-etudiant.fr :

 

“Marketing-etudiant.fr fête ses 2 ans, son 100 000ème membre et lance le concours « Soyez Innovant »

Marketing-etudiant.fr :
Accompagner les étudiants en commerce du bac à leur premier job Marketing-etudiant.fr permet aux étudiants et professionnels d’échanger / s’entraider autour du marketing (partage de documents, articles, emploi, formation, forums…).
Site de niche, basé sur le « user generated content », Marketing-etudiant.fr est porté par une communauté de + de 100 000 membres et 200 000 visiteurs / mois.

Concours « Soyez Innovant » :
5 innovations pour améliorer Marketing-etudiant.fr - Une PS3 à gagner
Fort du succès du concours des marketeurs de début 2008, Marketing-etudiant.fr fête ses 2 ans et son 100 000ème membre en lançant un concours d’innovation. A gagner, une PS3 !


Le principe :

› Proposer 5 innovations (service ou moyen de communication) pour développer Marketing-etudiant.fr
› 1 slide par innovation, 4 sous parties à respecter, un jury pour désigner le gagnant.
› L’étudiant qui fera la meilleure proposition (cumul des 5 innovations) gagnera une PS3 et une mise en avant sur Marketing-etudiant.fr.
› Délais pour remettre la proposition : le 24 mai 2008.
Plus d’infos sur la page du concours « Soyez Innovant » (http://www.marketingetudiant.fr/concours/)

Colloque sur l’entreprise et le management des nouvelles générations

C’est la problématique qui sera traitée lors d’un évènement organisé par le MEDEF et l’ANDRH le 21 mai prochain, sous le titre “Place aux jeunes”. Pour vous inscrire il suffit de cliquer sur ce lien.

Orientation active : entre réalité et annonce

L’orientation active, ce protocole mis en place suite aux réformes de l’enseignement supérieur propose aux lycéens en terminale de faire un choix d’inscription dans le supérieur. Les demandes d’inscription sont ensuite traitées et évaluées et une réponse consultative est formulée pour donner un avis sur les possibilités de réussite.

Ce processus comme d’autres a le mérite de remettre le lycéen en position de décision et d’anticipation de son choix, toutefois comme le souligne Marie-Christine Chycki dans son article Si l’on tient compte du fait que l’université accueille chaque année plus de 400 000 nouveaux étudiants, on comprend mieux que la « mobilisation » soit à l’ordre du jour… Et la question centrale demeure  : qui  ? Quand  ? Avec quels moyens  ?

Comme je le soulignais également dans un article précédent,  lorsque un objectif est prioritaire, il est nécessaire d’investir à minima que ce soit en terme financier ou terme d’organisation. Car la réponse à ces besoins d’analyse des dossiers des étudiants est à mon sens très importante car elle permettrait aux établissements d’anticiper sur leur public et les moyens d’accueillir et d’accompagner les élèves dans cette transition.

Mais là encore comme l’exprime Mme Chicky, “[si les lycéens] sont aussi nombreux à échouer en premier cycle universitaire, c’est aussi parce qu’ils sont confrontés à des pédagogies peu adaptées à cette nouvelle « massification universitaire. C’est bien aussi à l’enseignement supérieur tout entier d’être « actif » pour s’adapter aux nouveaux publics de bacheliers.” L’orientation active passe donc peut être par une mutation de l’enseignement supérieur et le développement de l’apprenance qui replace l’individu au centre de l’apprentissage afin de démultiplier les opportunités et capacités d’apprendre.

Ethique et gouvernance

L’article récent d’indice RH portant sur La création d’une « culture éthique », un levier de succès pour les entreprises soulève une question critique : celle des motivations à l’action.

En effet l’enquête d’Integrity Interactive souligne que des incitations salariales ou des récompenses remises aux salariés qui respecteraient les normes d’éthiques de l’entreprise seraient l’un des moyens de favoriser et de développer l’éthique au sein des entreprises.

Cette possibilité envisagée souligne l’importance dans la gouvernance qu’il y a à privilégier les comportements éthiques, constructifs, respectueux ou tout autres comportements qui à moyen terme sont bénéfiques à l’entreprise. En effet si transgresser les règles n’est pas sanctionné ou pire encore, si cela rapporte, l’incitation et la tentation que subit le sujet est d’autant plus importante, et seules ses règles et valeurs iront à l’encontre de l’intérêt qu’il aurait à transgresser.

Ces règles sont applicables à tous les niveaux, économique, politiques, éthiques, éducatives, si les règles développent et favorisent le meilleur de chacun, la probabilité de l’obtenir est bien meilleur que si ces dernières favorisent ou tolèrent les injustices et abus.

Financements, internationalisation, étudiants … Quelle attractivité pour les établissements ?

Alors que le classement de Shangaï a fait parler de lui depuis quelques années reléguant la majorité de nos universités et plus encore des grands établissements à de lointaines places du classement, les démarches pour gagner en visibilité se sont accrues.

Nous savons que la société de demain sera plus que celle d’hier une société de l’information et de la connaissance, la place de la recherche et de l’enseignement supérieur progresse encore trop lentement de l’avis de nombre d’acteurs. Les crises qu’ont connues il y a quelques années la recherche publique (Mouvement sauvons la recherche) et les universités (grève autour du CPE) ont exprimé ce malaise.

La création des pôles de compétitivités visant à développer les synergies entre acteurs au niveau local pour attirer et renforcer les compétences et expertise d’enseignement, de recherche et d’industrie sont l’un des signes du besoin de visibilité et d’attractivité des établissement de recherche et d’enseignement.

Dans la même logique, le regroupement d’un ensemble d’établissements dans le cadre des Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) pour développer, favoriser et mutualiser certaines démarches et accroitre la visibilité et l’attrait d’une ville et de ses établissements d’enseignement, comme l’Université de Lyon ou les autres PRES (A Paris, Aix-Marseille, Bordeaux, Nancy, Toulouse).

Dans une internationalisation croissante, la valorisation de la recherche et l’identité commune accroissent la reconnaissance et crédibilise une politique commune des différents établissements.

Au-delà de ces aspects en train de se structurer, développer la collaboration inter-établissements et les compétences à gérer des réseaux professionnels de ses membres est un facteur clés pour les partenariats et la co-habilitation de diplôme, pour attirer des étudiants, et des financements. Que ce soit dans la gestion de la taxe d’apprentissage, dans des partenariats avec des entreprises ou la mise en place de modules de formation continue, ou dans la gestion des donateurs pour les fondations d’universités en train de se créer les compétences relationnelles seront pour demain des atouts forts.

Conscient que les établissements d’enseignement se doivent à la fois de collaborer pour une plus grande efficacité et faire face à la concurrence étrangère et à la fois s’affirmer, valoriser et développer leurs expertises nous croyons très fortement que les membres et salariés des structures sont un des acteurs majeurs de la réussite et de l’anticipation de l’avenir de l’enseignement.

Enseignement supérieur et réseau d’anciens

A l’heure où les grandes écoles, universités et entreprises étrangères ont depuis longtemps intégrés les concepts d’Alumni, ce terme demeure en France trop souvent méconnu. Les alumni, ces communautés et réseaux d’anciens (élèves, enseignements, collaborateurs, clients) sont une source inestimable de dynamisme et d’attraction pour un établissement, certains n’hésitant pas à faire un cycle dans un grand établissement pour accéder au statut et … à l’annuaire.

Alors que les outils informatiques et les capacités à traiter et suivre les anciens ont démultiplié l’intérêt de ces communautés, les compétences humaines elles tardent à s’installer et à s’enseigner. Les uns et les autres constituent pourtant un redoutable moyen de trouver des enseignants, des tuteurs de stages, et de développer les compétences de ses anciens.

Nombre de réseaux d’anciens organisent en effet des événements, rencontres et rassemblements permettant de garder le contact, de rester informer de ce qui se passe dans le milieu ou de se mettre à jour sur une thématique qui nous intéresse et que l’on a pu perdre de vue. Ces lieux d’échanges permettent également de tisser un réseau riche entre personnes partageant une expérience commune mais ayant atterri bien loin les uns des autres, ouvrant ainsi un champ de possibles et découvertes important.

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