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Orientation active : entre réalité et annonce

L’orientation active, ce protocole mis en place suite aux réformes de l’enseignement supérieur propose aux lycéens en terminale de faire un choix d’inscription dans le supérieur. Les demandes d’inscription sont ensuite traitées et évaluées et une réponse consultative est formulée pour donner un avis sur les possibilités de réussite.

Ce processus comme d’autres a le mérite de remettre le lycéen en position de décision et d’anticipation de son choix, toutefois comme le souligne Marie-Christine Chycki dans son article Si l’on tient compte du fait que l’université accueille chaque année plus de 400 000 nouveaux étudiants, on comprend mieux que la « mobilisation » soit à l’ordre du jour… Et la question centrale demeure  : qui  ? Quand  ? Avec quels moyens  ?

Comme je le soulignais également dans un article précédent,  lorsque un objectif est prioritaire, il est nécessaire d’investir à minima que ce soit en terme financier ou terme d’organisation. Car la réponse à ces besoins d’analyse des dossiers des étudiants est à mon sens très importante car elle permettrait aux établissements d’anticiper sur leur public et les moyens d’accueillir et d’accompagner les élèves dans cette transition.

Mais là encore comme l’exprime Mme Chicky, “[si les lycéens] sont aussi nombreux à échouer en premier cycle universitaire, c’est aussi parce qu’ils sont confrontés à des pédagogies peu adaptées à cette nouvelle « massification universitaire. C’est bien aussi à l’enseignement supérieur tout entier d’être « actif » pour s’adapter aux nouveaux publics de bacheliers.” L’orientation active passe donc peut être par une mutation de l’enseignement supérieur et le développement de l’apprenance qui replace l’individu au centre de l’apprentissage afin de démultiplier les opportunités et capacités d’apprendre.

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