Association, entre amateurisme et professionnalisme
Engagé depuis plusieurs années dans de plusieurs associations, je continue d’être surpris par les contraintes qui pèsent sur ces dernières et les difficultés de fonctionnement auxquelles elles sont confrontées.
Il faut dire que comme les associations reposent très largement sur le bénévolat, c’est avant tout un engagement sur des valeurs, des projets, des intérêts personnels plus ou moins partagés qui poussent les membres à s’investir. C’est ce qu’ils y vivent, ce qu’ils partagent, les rencontres qu’ils font, le sens qu’ils trouvent à ce qu’ils font gratuitement qui les poussent à rester et à donner autant.
C’est aussi pour partie cela qui explique le manque de professionnalisme du secteur, en terme de rigueur, budgétaire et administrative. Le très grand nombre de petites associations, la faible mutualisation des ressources, documents, implique la multiplication d’un travail avec une faible valeur ajoutée, la difficulté à capter un public d’adhérents, participants, bénévoles. Dans celle ci peut être plus encore que dans les plus grandes avec des salariés, les conflits de personnes peuvent être fatal au bon fonctionnement de l’association, puisque les raisons de l’investissement sont profonds, les divergences sont d’autant plus violentes.
Le fonctionnement associatif présente des spécificités assez méconnues des bénévoles et dirigeants associatifs. Le travail, la documentation et les ressources fournis à ce titre par des personnes comme Laurent Samuel et son blog association 1901 sont d’une richesse pour nous. Je reste surpris de voir comment sur des questions aussi essentielles que les statuts, la gouvernance, la transparence qui impacte le bon fonctionnement et le développement des associations pour atteindre ses buts sont insuffisamment pris en compte.
Par ailleurs, les associations ont pour certaines une large part de leur financement qui provient des collectivités territoriales ou de l’état, financement en constante régression. L’article de Hugues Sibille et Viviane Tchernonog, sur le modèle économique des associations pointe bien l’enjeu de ces questions, et l’importance qu’il y a pour ces dernières à ne pas rester passive face à l’évolution de la société, alors même que les associations sont sources d’une richesse sociale, économique et présente une réelle valeur.
Pour aller plus loin sur la question, je vous invite à lire l’article de rentrée Laurent Samuel, sur les perspectives et les enjeux actuels : Vous avez aimé 2009 ? Vous allez adorer 2010

