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Archive for janvier 18, 2010

Laïcité et société moderne

Le débat actuel autour de l’identité nationale lève en France de nombreuses questions, de nombreux malentendus et préjugés. Les français originaires d’Afrique (Maghreb et Afrique noire) en font assez largement les frais du fait de la différence culturelle qui accentue le sentiment d’altérité. L’islam et les musulmans sont particulièrement visés du fait de la prise de position récente des Suisses sur les minarets, de la mission d’information parlementaire sur le niqab et la burqa, ces voiles intégraux pour les femmes que portent majoritairement des extrémistes et fondamentalistes.
On oublie trop souvent qu’une part de ces Français est tout autant athée ou agnostique, que ceux d’héritage chrétien (qu’ils soient méditerranéens et plutôt catholiques – Portuguais, Espagnols et Italiens – ou d’europe centrale et orientale – Allemands, Polonais, Grecs, … orthodoxes ou protestants.)
Sur France Inter Dounia Bouzar, anthropologue rappelait que l’important n’est pas tant la foi des uns ou des autres que la laïcité, comme capacité à respecter cette croyance. Elle rappelait d’ailleurs que bien souvent ce sont plus les athées qui ont du mal avec les croyants que les croyants de différentes confessions qui dans des pays très sécularisés comme la France parviennent à s’entendre et à se respecter assez bien. Ainsi un certain nombre de « laïcs » sont en réalité des athées non laïcs, qui s’opposent aux croyants et à leur confession, ne respectant pas le principe de laïcité. Les agnostiques pour leur part sont probablement plus laïcs en cela qu’ils interrogent la possibilité d’un fait religieux transcendant le seul niveau rationnel de nos vies et sont ouverts à cette possibilité.

En France où le poids de l’Eglise a été longtemps très important, la fille ainée de l’église peine aujourd’hui à tolérer les croyances. Raison et foi paraissent de ce fait assez inconciliables.

La science a par certains aspects dans notre pays remplacé la religion, certains scientifiques et citoyens ayant une posture scientiste radicale, excluant l’inexpliqué ou l’inexplicable. Les conflits entre sciences humaines et sociales, moins tranchées dans leurs analyses et orientations d’une part, et les sciences dures (mathématiques, statistiques, biologie, sciences médicales) d’autre part plus « rationnelles » et démontrables sont dans certains domaines nombreuses.

Le débat sur l’identité nationale gagnerait à mon sens à interroger cette question de laïcité, de fraternité et de tolérance et les moyens dont on peut apprendre à vivre ensemble et à se respecter. Dans un monde où les grands ensembles (Europe, Amérique du Nord, grand pays en développement) partagent des valeurs, pratiques, économies, politiques parfois en opposition, apprendre aux citoyens au niveau des états à vivre ensemble relève du bon sens pour que les citoyens du monde de demain acceptent de vivre avec cette diversité plutôt qu’en uniformisant le monde.

En route vers le bonheur

Je vous retranscris ci après ce texte reçu aujourd’hui par une amie

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s’être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre…
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l’on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l’on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances,
quand on sera à la retraite…
La vérité est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n’est pas maintenant, quand serait-ce?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux
maintenant qu’il est encore temps.
Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ‘ La Vraie Vie! ‘Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé,
un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu’à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m’a aidé à comprendre qu’il n’y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin..
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l’on se rappelle que le temps n’attend pas.
Alors, il faut arrêter d’attendre de terminer ses études, d’augmenter son salaire, de se marier, d’avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n’en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d’apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l’un des meilleurs moments de sa vie.