octobre 14, 2008 at 9:58 · Filed under Lu vu entendu
Dans la rubrique écologie :
Pour Areva la biomasse c’est d’la balle. Où comment le leader du nucléaire déploit des technologies différentes à l’étranger.
Transport international. Les inconvénients du fret dans une société où l’industrie et la distribution fonctionnent principalement en flux tendu.
Côté emploi et économie :
Un récapitulatif des facteurs d’engagements des cadres, suite à l’étude menée par Publicis et la Sofres. Un article qui éclaire les décalages qui peuvent exister entre fonctionnement et attentes.
Le mois de l’ESS : un événement national autour de l’économie sociale et solidaire. En cette période de crise économique où le système montre ses limites, la découverte de ces organisations au fonctionnement un peu particulier qui représente 10% des emplois français.
La reforestation comme facteur de lutte contre le réchauffement climatique. Tristan Lecomte, Fondateur d’Alter Eco explique la démarche de son entreprise pour compenser leurs émissions de gaz.
La citadine 100% électrique. Nouvelle venue sur le marché, sans le soutien d’aucun des grands constructeurs, cette iniative à l’heure de l’écologie et de la cherté du carburant pourrait bien faire des émules. Retrouvez REVAi chez marcelgreen.
Alors que les biodiesels ont été fustigés pour leur impact sur la crise alimentaire et la flambée du prix des matières premières (notamment le maïs) deux articles permettent de prendre un peu de recul et de mieux comprendre les enjeux et risques autour de ces carburants. Retrouvez celui sur le diester français et celui sur l’engouement des suédois pour ces véhicules.
Economie
En cette période de crise alors que la désinformation et la mésinformation sont nombreuses, trois articles issus des blogs soutenus par Alternative économiques permettent de mieux comprendre les enjeux et questions auxquelles nous sommes confrontés :
- Christian Chavagneux, sur le rejet du plan Paulson et la crise tant des liquidités que du capital dans laquelle nous sommes actuellement.
- Arnaud Parienty, sur la mécompréhension de l’usage des finances publiques dans le contexte actuel, où il réexplique d’où provient l’argent et l’impact pour le citoyen
- Gilles Raveaud, autour des dysfonctionnements de l’Europe économique. “A cause de la règle de l’unanimité, l’Europe ne peut agir.” Un conférencier que j’écoutais disait récemment, que dans une démocratie l’unanimité n’avait pas sa place car, et c’est heureux, nous ne pouvons jamais être tous du même avis. Aussi choisir à l’unanimité c’est faire le jeu des minorités, des extrémismes et s’enliser… un exemple que l’Europe nous offre fréquemment, où les plus puissants s’affrontent et négocient des arrangements pour protéger leurs intérêts plutôt que les intérêts communs.
Un article sur l’insertion professionnelle des étudiants de l’enseignement supérieur et les déboires de certains sur talents.fr
Une synthèse d’un dossier du CEREQ (Centre d’Etudes et de Recherche sur les Qualifications)présenté par Christian Bensi. La question des attentes et besoins des utilisateurs en orientation est au coeur de la réflexion.
Un article avec Hubert Montagner concernant la chronobiologie et les biorythmes des enfants et des apprenants. Ces considérations permettent de prendre du recul sur la question des horaires dans l’enseignement notamment avec les plus jeunes. Pour autant, alors que ces travaux existent depuis de nombreuses années, les réformes semblent avoir accentué les mesures allant à l’encontre de la “nature” et des besoins des jeunes. Un paradoxe…
Relations sociales et risques psycho-sociaux : le travail en question
Un premier petit dossier à lire sur les difficultés de relations sociales et les risques psycho-sociaux. RH, relations inter-personnelles, management, reconnaissance, conditions de travail, autant d’aspects qui jouent, notamment sur le niveau de stress et l’absentéisme. Prendre garde au court terme, au risque de tirer le meilleur des collaborateurs que durant un temps trop court. Lire le dossier.
L’open space m’a tuer
Titre d’un ouvrage récent de Alexandre des Isnards et Thomas Zuber. Alexandre des Isnards qui a répondu aux questions des lecteurs du Monde. Un ouvrage qui tourne autour du mal être et de la souffrance des cadres souvent enviés de par leur salaire et avantages, dont on méconnait les difficultés tant ces derniers n’osent pas s’exprimer et s’opposer, au risque d’être grillé… Ces même cadres qui n’encadrent plus grand chose et s’affichent plus comme des porteurs de projets ponctuels auxquels on vend des rêves, pour des emplois qui manquent de sens et de finalités. Retrouvez l’interview.
Attali et la génération Y
Une interview sur Public Sénat. Même si je ne suis pas d’accord avec tout, mais cette vidéo de 8 minutes, permet de toucher du doigts les mutations en cours motivations et aspirations de la nouvelle génération qui est entrée sur le marché du travail, l’impact de leur comportement et les conséquences à moyen terme.
Valeurs et employabilité
Un article de Focus Rh, qui complète bien cette série. Où l’on redécouvre que cette jeune génération n’est pas fainéante, coupée du travail, mais où ce sont les facteurs d’adhésions qui ont évolués. S’ajoutent ainsi à la “rémunération, aux conditions matérielles, aux horaires, à l’ambiance, au stress acceptable“, deux nouveaux facteurs de choix : le maintien de leur employabilité et le respect de leurs valeurs. Dans un monde où tout évolue toujours plus vite, arrêter de progresser est comme un arrêt de mort, un risque d’être dépassé, de voir sa carrière interrompue, évoluer est devenu un maitre mot de cette génération. Les valeurs c’est ce qui donne un sens et donne envie de s’investir plus encore. Cette génération plus que les précédentes baignent dans une culture mondiale, technologique, consciente des enjeux sociaux, politiques, environnementaux, une génération engagée encore engagé (25%), pour laquelle le schisme entre la vie privée et la vie professionnelle pose de plus en plus de problème. L’article de Focus RH.
Je lis actuellement Vers un monde sans pauvreté, autobiographie de Muhammad Yunus.
Yunus, prix nobel de la Paix 2006, économiste, fondateur de la Grameen Bank est l’un des pionniers de l’économie sociale et solidaire. Sa vision radicalement à contre courant sur de nombreux sujets, éclaire de façon lumineuse l’embourbement dans lequel sont les pauvres.
Yunus insiste sur un point important, le fait que c’est notre vision des choses qui biaise le système et sa capacité à répondre à nos attentes et problématiques. Répondre aux questions de pauvreté par des mannes financières nationales et/ou internationales énormes et par un assistanat des publics et populations auxquels ces dispositifs s’adressent est de par son expérience contre productif. C’est en modifiant le système et les modalités de fonctionnement que l’on apportera une réponse pertinente en regard d’indicateurs pertinents.
Je ne m’étends pas plus, j’aurais l’occasion d’y revenir plus en détail tant la portée englobe un ensemble de thème qui m’est cher, notamment les dispositifs d’aide aux plus défavorisés, l’économie sociale, la gouvernance, le rôle des gouvernements et tant d’autres.
Un thème m’a cependant marqué, l’idée que l’on mesure le développement d’un pays non pas à ceux qui réussissent mais à la situation et à la manière dont sont traitées les 25% de la population les plus pauvres et exclues du système. Là encore un thème porteur dans nos sociétés actuelles, sur lequel je reviendrais.
Sujet traité dans de nombreux blogs et médias depuis plusieurs semaines, le fichier de renseignement EDVIGE concentre depuis la rentrée nombre de critiques à l’encontre du gouvernement.
Depuis 2001 particulièrement, les questions de sécurité ont conduit les organismes en charge de l’anti-terrorisme à vouloir renforcer leur banque de données, leurs moyens d’analyse et de contrôle de la population civile.
Malgré ce que certains ministres en disent EDVIGE n’est pas seulement la continuité des fichiers des renseignements des Renseignements Généraux, désormais intégrés au sein de la DCRI mais bien une continuité et un approfondissement de ces politiques de fichage.
La question de la liberté des citoyens (c’est la ligue des droits de l’homme qui s’est saisi la première de la question), des organes de régulation aptes à suivre ces fichiers (la CNIL en principe dont les moyens ne sont pas suffisants) et l’intérêt de ces fichiers posent questions.
Contribuent ils réellement à une plus grande sécurité dans nos pays et à une lutte contre le terrorisme et des menaces contre nos états ? Peut on par la peur inspirer par le terrorisme et la délinquance légitimer toutes ces mesures ?
Certains plus critiques voient là une dérive politique et sécuritaire pour contrôler toutes les personnes en mesures de s’opposer aux politiques gouvernementales.
Pour aller plus loin :
- Corinne Lepage : l’intérêt d’EDVIGE en regard des autres fichiers déjà existant.
- Isabelle sur le fichage des mineurs et les risques
- Jean-Marc Manach : “Edvige n’est pas fait pour lutter contre l’insécurité”
PS : J’apprends qu’un collectif de professionnels de la santé mentale (principalement des psychologues) a publié le communiqué de presse suivant, où la peur légitime là aussi des mesures de sécurité :
Communiqué de Presse
Lille, le 12 septembre 2008
A la veille d’un colloque « Santé mentale dans la Cité » qui se tient à Lille, le maire de Hem s’est exprimé dans un journal de grande distribution en justifiant son achat de l’arme « Taser » par la phrase « Le risque c’est de tomber sur un fou, un forcené ».
Les représentants des organisations : - ADESM, Roland Lubeigt
- Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale, Jean-Luc Roelandt
- Conférence des Présidents des CME-CHS, Yvan Halimi
- FNAPSY (usagers), Claude Finkelstein
- UNAFAM (familles), Bertrand Escaig
- Elus, Santé Publique et Territoires, Laurent El Ghozi
- Association Française de Psychologie Communautaire, Thomas Saïas
- Fédération Française des Psychologues et de Psychologie, Brigitte Guinot
présents ce jour à Lille tiennent à exprimer leur indignation et leur inquiétude quant à de telles déclarations qui créent une confusion stigmatisante et inacceptable entre folie* et dangerosité. Ces propos sont dangereux à la fois pour les usagers mais aussi pour la société par leur ignorance de la réalité et la stigmatisation de la maladie mentale qui touche selon l’OMS 30% des citoyens.
* moins de 5% des crimes et délits sont le fait des malades mentaux
Deux articles intéressant que je vous invite à retrouver aujourd’hui.
Le premier sur les salariés en temps partagé, suite à la réalisation d’un petit film par le groupement d’employeur Venetis.
L’article d’Ouestjob présente l’initiative de Venetis.
Sur le site de Venetis vous retrouvez, outre la bande annonce du film ci après (2 min) une présentation du groupement et de leurs activités.
L’usine nouvelle publie un article sur le récent rapport Besson portant sur la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience). Ce dispositif, méconnu et trop complexe de l’avis du ministre vise l’acquisition de diplôme en regard de l’expérience lié à la pratique du métier. Ce dispositif qui pourrait s’insérer dans le cadre des plans de formation et la reconnaissance des salariés est encore trop méconnu, tant des salariés que des entreprises.
La formation professionnelle, je l’évoquais il y a quelques semaines dans un précédent article, et une manne financière énorme. Source de financement, parfois occulte comme le laisse présager certains rapports, source d’influence et de pouvoir dans une société où l’argent demeure une richesse convoité et mal répartie.
Le gouvernement a force de rapport et préconisation semble se pencher sur la question sérieusement, comme elle le fait au demeurant sur l’orientation, les retraites, ou l’emploi (fusion UNEDIC/ANPE).
Dans le cas de la formation, 4 orientations se dessinent :
La première, “la plus importante, c’est de mettre l’emploi au cœur pour que la formation serve beaucoup plus, soit à garder un emploi soit à en retrouver un. Il n’est pas normal que l’on ait tant de difficultés à financer des formations d’aide soignantes ou de conducteurs d’engins”
Le deuxième objectif est “d’avoir un système plus juste“: “Aujourd’hui si vous êtes titulaire d’un CAP, vous avez une chance sur cinq d’accéder à une formation, si vous êtes diplômé de l’enseignement supérieur une chance sur deux, si vous êtes dans une PME une chance sur dix, dans une multinationale une sur deux”, a dit M. Wauquiez.
“Remettre les usagers au cœur du système car aujourd’hui on a trop souvent l’impression d’un dédale administratif”, a indiqué M. Wauquiez. Il souhaite pouvoir “s’assurer qu’on a des formations utiles permettant aux salariés de franchir des caps dans leur carrière”.
Quatrième axe : “le but est notamment de relever le seuil de collecte des organismes paritaires collecteurs agréés à 100 millions d’euros”, mais “on se donne le temps pour le faire”. Cela conduirait au passage d’une centaine d’organisme aujourd’hui à une vingtaine à terme.
Des orientations somme toute cohérente, qui semblent aller dans le bon sens, à deux niveaux notamment. La réduction des coûts des traitements et d’administrations de ces démarches, par la réduction du nombre d’organisme et la simplification des procédures d’une part. La ré-orientation du système vers l’usager et l’emploi pour favoriser l’évolution de carrière et le maintien de l’employabilité, en prenant en compte les publics sous formés aujourd’hui.
Malgré tout, une interrogation demeure pour moi… quelle cohérence et transversalité avec les travaux et initiative sur l’orientation, ceux sur l’enseignement supérieur, sur l’éducation en générale, sur l’emploi et le chômage ? En effet, toutes ces questions ont des dénominateurs communs, des besoins et intérêts qui se renforcent mutuellement ou a contrario s’opposent. Certes la question du traitement de l’emploi, de l’éducation à la formation continue et à l’employabilité est complexe, et il est malaisé de la traiter en trois mois par des réunions ministérielles, mais l’articulation de projets et de démarches complémentaires auraient à n’en pas douter un impact sur des questions mineures comme :
La sortie de plus de 100 000 jeunes chaque année du système éducatif sans qualifications ou diplômes.
Le taux de réorientation majeur en premier cycle de l’enseignement supérieur.
Le vécu de prêt de 40% des scolaires, de l’orientation comme une contrainte subie plutôt qu’un choix proactif.
L’adéquation des formations avec les besoins des entreprises et les évolutions de la société prévisible.
Le chômage de longue durée et les discriminations que subissent un certain nombre de personnes dans l’accès à l’emploi.
La note du Cereq 249 sur Analyser les métiers en entreprise pour gérer les mobilités. Comment éviter autant que possible les plans sociaux et passer à une véritable gestion préventive de l’emploi ? Comment aménager de nouvelles évolutions professionnelles sans nécessairement créer une discontinuité avec les expériences acquises au préalable ? Le métier semble demeurer une notion essentielle pour répondre à ces interrogations. À la condition de ne pas le réduire au poste de travail, il apparaît comme un vecteur de préservation, de transfert et de reconnaissance de compétences. Ce faisant, une approche en termes de métier peut permettre d’identifier et d’aménager les mobilités qui paraissent inéluctables, à l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises.
Elle semble ainsi en mesure de faciliter une véritable sécurisation des parcours professionnels.
Regards économiques 59, sur ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques. Ce petit dossier (10p) donne un éclairage sur les business modèles du web 2 et les raisons de son apparente gratuité.
Côté RH, deux articles du journal du management complémentaires. Le premier insiste sur la nécessaire professionnalisation des managers sur les problématiques RH, afin d’en faire les ambassadeurs des problématiques d’ évaluation, de diversité, de mobilité. Le second présente les évolutions fortes que connaissent les fonctions RH depuis quelques années, les ressources humaines devenant de plus en plus un acteur conseil auprès des directions, avec un rôle de plus en plus stratégique.
Pour finir deux informations portant sur l’économie de la connaissance et la formation tout au long de la vie.
Le colloque organisé par le CERAM Sophia Antipolis, dont on peut retrouver les informations sur www.economie-connaissance-2008.com et qui a pour thème : “L’économie de la connaissance est-elle compatible avec un développement durable ? L’exemple de la Finlande.“
La seconde information est liée à la 100° Note de veille du CAS (centre d’analyse stratégique) portant sur l’éducation tout au long de la vie telle qu’elle se met en place au Japon. Au programme Analyse : Japon : vers une société de l’éducation tout au long de la vie
- De la maturation systémique à une vision intégrée de la formation tout au long de la vie
- Une organisation complexe pilotée par le ministère de l’Éducation…
- …mais la formation professionnelle repose d’abord sur les entreprises
- La formation tout au long de la vie comme outil de lien social
Future cause nationale ? C’est à ce poser la question.
On en fini plus d’entendre parler du développement durable. Et s’il y a de quoi se réjouir de la prise de conscience de bon nombre de nos concitoyens, on peut également s’interroger sur l’impact réel de cette prise de conscience et la compréhension des enjeux liés à cette évolution.
Aussi toutes les initiatives et événements contribuent ils à éclairer les questions et problématiques liés au développement durable.
Vivement intéressé par ces questions je vous livrerai régulièrement quelques articles, réflexions ou liens sur le sujet.
Parmi celles ci on peut notamment cité la réalisation d’élèves de l’école des Gobelins à Paris : l’effet papillon, un jeu réalisé autour de la coopération et de l’environnement, à découvrir.
A noter également la réalisation de l’équipe de Veosearch et leur blog, surfant sur la vague internet pour contribuer à des initiatives environnementalement et socialement responsable.
Le projet et le blog de trois étudiants d’audencia, un tour de France des initiatives durables.
Le site Dirigeants durables, une initiative parrainée par Mathieu Le Roux, co-auteur de 80 hommes pour changer le monde (à lire, c’est plein d’espoir et de bonnes idées) , présente des initiatives de patrons et d’entreprises intégrant les exigeances du développement durable.
Un article de Jean Sébastien Trudel, voisin d’outre-atlantique sur le rôle de l’entreprise, et notamment la prise en compte de sa responsabilité. Un blogue qui fête ses un an et dont les conseils et articles parfois étonnamment simple sont emplis d’un bon sens qui fait trop souvent défaut.
Le partenariat de Relay et du WWF pour proposer en téléchargement une offre étendue de magazine (400) à un pris dérisoire (moins de 20€ par mois). Economie de papier, nouveaux usages informatiques en matière de média, … ? Nulle doute qu’il y a là un projet intéressant.
Emmanuel Delannoy reprend sur son blog des extraits d’un texte éclairant sur l’économie de demain, permettant de comprendre en quoi “la révolution verte” comme certains l’appelle est plus qu’une lubie ou qu’une mode, mais bel et bien le symptôme d’une mutation profonde de notre économie.