avril 17, 2010 at 19:07 · Filed under Pratiques RH, Responsabilité Sociétale de l'Entreprise, Santé
Le numéro de C dans l’air de ce jeudi, portant sur l’ouverture d’une plainte contre X concernant les suicides à France Telecom m’a rappelé une discussion que j’avais il y a quelques temps avec une de mes collègues.
Le professeur Debout, rappelait que beaucoup de salariés étaient en attente de reconnaissance dans leur travail.
Or, comme nous l’évoquions avec ma collègue, la reconnaissance, en fonction de notre histoire de vie et de nos valeurs, en fonction bien souvent de notre place dans l’organigramme n’est pas perçu de la même façon.
Là où pour les uns, la reconnaissance se limitera au fait d’être rémunéré de manière juste en regard du travail et des compétences mis au profit de l’entreprise, de plus en plus une dimension humaine se fait jour, reconnaissance de la qualité du travail, félicitations, encouragement, valorisation, conseil, confiance deviennent des composants de cette reconnaissance.
Plus le climat social, de l’entreprise ou de la société est dégradé, comme nombre d’entreprises l’ont connu avec la crise, plus les efforts sont importants, et la reconnaissance “normale” difficile à obtenir (augmentation, prime, évolution, formation) plus on peut penser que la dimension humaine prends une importance. C’est cette qualité relationnelle qui tisse la solidarité, l’interdépendance et la confiance si nécessaire pour une ambiance de travail collaborative.
Dans un article de 2008, Gaëlle, sur son blog en aparté, remet en perspective certains enjeux de la reconnaissance au travail et des ressources sur la question.
Au delà de ces considérations, il est particulièrement intéressant de noter, que dans la reconnaissance, comme dans le stress, la santé mentale ou la motivation l’intrication de facteurs personnels, collectifs et organisationnels est très forte, rendant le rôle de l’entreprise, des managers et des personnes plus complexes. Où s’arrête le rôle de l’employeur, que faut il faire pour être performant, est ce accessible à toutes les organisations, ou seulement aux plus grosses qui disposent d’experts en interne à même de travailler ces questions et d’apporter conseils et outils pour la mise en œuvre de conditions de travail idéales, si tant est qu’elles existent.
Temps de rédaction : 25 minutes
novembre 22, 2009 at 15:29 · Filed under Education et enseignement, Lu vu entendu, Santé, Société, Théorie, psychologie
A la demande d’un collègue et ami, Thomas Saïas, j’ai pris part il y a bientôt un an à la co-écriture d’un chapitre dans le premier ouvrage en français sur la psychologie positive. Nous avons pour notre part commis le chapitre sur la psychologie communautaire, démarche encore peu connue et développée en France, mais existant de longue date dans d’autres pays comme l’a montré le congrès européen de psychologie communautaire qui a eu lieu fin octobre à Paris.
Introduction à la psychologie positive, dirigé par Jacques Lecomte, fait 310 pages et compte 18 chapitres. Il est structuré selon les trois niveaux constitutifs de la psychologie positive : le niveau personnel, le niveau interpersonnel, et le niveau social et politique. Bien sûr, chaque niveau comprend ensuite plusieurs chapitres, aussi voici le plan d’ensemble des thèmes traités dans l’ouvrage :
Introduction : qu’est ce que la psychologie positive ?
Première partie - La Psychologie Positive : un art de vivre avec soi-même
1. Les émotions positives : à quoi servent-elles et comment les savourer ?
2. Entre Candide et Cassandre : la nécessaire complémentarité de l’optimisme et du pessimisme
3. La motivation est-elle positive ?
4. Les trois facettes du sens de la vie
5. Le vieillissement réussi
6. La psychologie positive : un nouvel élan pour la psychothérapie
Deuxième partie - La psychologie positive : un art de vivre avec autrui
7. Les compétences psychosociales chez l’enfant
8. L’impact du soutien social sur la santé
9. Tirer parti de ses problèmes de couple
10. Les trois composantes de l’empathie
11. La psychologie de la gratitude
12. Le pardon : une porte ouverte sur l’avenir
Troisième partie : La psychologie positive : instrument de changement social
13. La motivation humaine pour la justice
14. Origines et enjeux actuels de la psychologie communautaire
15. La psychologie sociocognitive au changement social par les médias
16. Qualité environnementale et comportements écocitoyens
17. La justice restauratrice
18. La réconciliation entre ennemis est possible : voir, communiquer et agir autrement
Article inspiré de celui de Charles Martin-Krumm sur son blog.