Stress, rythme de travail et bien être
Alors que le temps de travail a légalement diminué depuis quelques années avec la mise en place des 35h, il apparaît que les salariés se sentent de plus en plus stressés.
La gestion du temps de travail est une problématique complexe car elle est à la fois liée à une dimension subjective, objective et à des paramètres autres qui influent sur l’état d’esprit des personnes.
La dimension subjective est probablement la plus difficile à prendre en compte par les entreprises tant les différences interindividuelles sont nombreuses et les facteurs sous jacent divers : âge, expérience, motivation, poste occupé, situation familiale, responsabilités, place du travail dans leur vie… Pour s’en convaincre il suffit de voir le décalage entre l’implication d’un entrepreneur, patron de sa PME, un ouvrier dans une usine, ou un responsable de service dans une grande multinationale.
L’aspect objectif bien que plus rationnel et analysable (temps de travail, absence, objectifs, déplacements, …) est de plus en plus contraignant à évaluer. L’arrivée des NTIC rend les travailleurs plus connectés et nombreux sont ceux (notamment les cadres et les commerciaux) qui travaillent de chez eux ou sont joignables en dehors de leurs horaires de travail.
Au-delà des éléments évoqués, le stress et le rythme de travail sont fortement liés à ce que l’on appelle le contrat psychologique, établi entre le salarié et son employeur et qui est constitué de toutes les attentes, conscientes et inconscientes, généralement non exprimées. Ainsi le type de contrat de travail joue un rôle, (un salarié en intérim ou en CDD n’aura pas la même implication que s’il était en CDI), mais aussi le secteur d’activités (une personne travaillant dans le transport vivra différemment le rapport au temps d’un chercheur dans l’industrie pharmaceutique) ou les répartitions d’horaires ( cf la fréquence d’arrêt maladie dans les métiers en 3×8).
Pour les ressources humaines aussi la question du temps de travail devient une problématique chaotique et pourtant critique dans un marché du travail plus globalisé, pressé, et mouvant. Les vacances, les RTT, les temps partiels, le télétravail, le temps partagé, la flexibilité des horaires individuelles, autant de paramètres à prendre en compte qui contribuent à l’épanouissement des salariés et à leur motivation au travail et à leur fidélisation.
Face à ces questions, quelles réponses existent à ce jour? La première est bien évidemment celle évoquée de la gestion du temps de travail. La seconde se situe plus dans le développement des individus, en leur donnant (à travers des formations, des fiches pratiques, des suivis ou des conseils) des clés de gestion de leur temps. Gestion des tâches informatiques pour ne pas être débordés de mails, structurations des réunions, des plannings et des journées mais aussi de façon plus innovante du coté du bien être.
En effet les outils, développés depuis des siècles dans les traditions philosophiques et religieuses orientales comme la méditation, le yoga ou d’autres approches trouvent des applications remarquables dans le champ de la gestion du stress et du bien être. La capacité à se détendre et à “faire le vide” nous rend plus efficaces en nous permettant de faire une pause dans un monde où, il faut bien l’avouer nous courrons souvent.

