Dans le Vercors chaque année les acteurs d’internet se retrouvent pour débattre sur les pratiques, les évolutions et les difficultés rencontrées.
Les rencontres d’Autrans qui ont eu lien en ce début d’année ont donné lieu à de nombreuses conférences. Tout cela peut être retrouver en podcast.
Je vous conseille personnellement une vidéo de 5 minutes, trouvée via Florence Meichel sur la question du copyright.
Une autre vidéo plus longue, retrouvée via Christian Bensi portant sur les réseaux sociaux. C’est une interview de Pierre Lelong (8 janvier à retrouver dans les podcasts)
A l’heure où les grandes écoles, universités et entreprises étrangères ont depuis longtemps intégrés les concepts d’Alumni, ce terme demeure en France trop souvent méconnu. Les alumni, ces communautés et réseaux d’anciens (élèves, enseignements, collaborateurs, clients) sont une source inestimable de dynamisme et d’attraction pour un établissement, certains n’hésitant pas à faire un cycle dans un grand établissement pour accéder au statut et … à l’annuaire.
Alors que les outils informatiques et les capacités à traiter et suivre les anciens ont démultiplié l’intérêt de ces communautés, les compétences humaines elles tardent à s’installer et à s’enseigner. Les uns et les autres constituent pourtant un redoutable moyen de trouver des enseignants, des tuteurs de stages, et de développer les compétences de ses anciens.
Nombre de réseaux d’anciens organisent en effet des événements, rencontres et rassemblements permettant de garder le contact, de rester informer de ce qui se passe dans le milieu ou de se mettre à jour sur une thématique qui nous intéresse et que l’on a pu perdre de vue. Ces lieux d’échanges permettent également de tisser un réseau riche entre personnes partageant une expérience commune mais ayant atterri bien loin les uns des autres, ouvrant ainsi un champ de possibles et découvertes important.
Qu’elles soient des structures de petites tailles ou plus importantes comme les universités, les établissements d’enseignement supérieur fédèrent pour une large part des communautés d’enseignants, d’élèves et d’anciens conséquentes. Celles-ci, allant de quelques dizaines à plusieurs milliers de personnes ne sont pas aisées à gérer, et en tirer le meilleur relèvent souvent du casse tête. Un nombre croissant d’enseignants sont des intervenants extérieurs qu’il convient de fédérer, d’identifier, de remplacer parfois à la dernière minute.
Capitaliser les connaissances de ces enseignants, identifier les savoirs et savoirs-faire complémentaires, leur polyvalence, sur quoi ils sont en mesure de participer à la vie de l’établissement est un des axes de développement des établissements envisageable. La mise en œuvre de solutions technologiques (intranet, réseaux sociaux) de plus en plus complètes et complexes ouvrent des possibilités de gestion démultipliée, il serait pourtant vain de croire que la technologie à elle seule permettra d’optimiser cette gestion des connaissances.
La production très importante de contenus par les élèves et les enseignants (a fortiori les enseignants-chercheurs) restent peu valorisée, ne permettant pas de tirer tous les bénéfices des travaux, compétences et complémentarité que constituent les communautés universitaires. Les parcours tant des étudiants que des enseignants, leurs choix, leurs engagements constituent une richesse qui peuvent être exploité au mieux à travers des groupes de pratique, des communautés apprenantes, des réseaux de tutorat et de parrainage.
En capitalisant sur l’acquis et les ressources dont dispose les établissements et leurs membres, en transmettant les méthodologies permettent de les identifier, de les exploiter, de les transmettre et de les développer, on se donne les moyens de préparer les futurs professionnels et les établissements au passage dans une société de l’information.