janvier 6, 2009 at 23:00 · Filed under Education et enseignement, Lu vu entendu, Société
Par l’intermédiaire de Florence Meichel dont les idées et ressources sont toujours d’une très grande richesse pour moi sur les questions d’éducation, j’ai eu le très grand plaisir de regarder cette retransmission d’une intervention de Claire Héber-Suffrin, initiatrice des réseaux d’échanges réciproques des savoirs (RERS).
L’idée que je retiens de son intervention est celle que tout apprenant peut à son tour être enseignant, l’idée que tout un chacun est riche d’un savoir et que l’opportunité offerte à celui qui se trouve toujours en position de recevoir, d’être assisté, est un formidable moteur d’apprentissage plus grand encore dans une dynamique de formation continue.
La vidéo dure une vingtaine de minutes, très riches.
octobre 24, 2008 at 12:39 · Filed under Lu vu entendu, TIC et médias
Je me fais l’écho avec un peu de retard de la publication par BlueKiwi d’un livre blanc sur l’entreprise 2.0, intitulé comment tirer profit des réseaux sociaux. Le secteur du recrutement et des ressources humaines n’est pas en reste, surtout en France où le réseaux et un pourvoyeur formidable d’opportunité et de postes quoi qu’on en pense.
Au delà d’un ensemble d’outils le web 2.0 se caractèrise aussi par une évolution à tous les niveaux des organisations, dans le contexte et les enjeux, les clients, les fournisseurs, les collaborateurs, autant d’aspect qui font que les SI et le web peuvent constituer un avantage stratégique… ou un frein remarquable. Le contrôle exercé dans de nombreuses organisations sur les outils informatiques, les craintes associées, les excès dont font preuve certains employés et l’absence de proactivité pour se saisir de ces questions de manière constructive pourrait avoir des impacts insoupçonnés.
Pour avoir un aperçu des intérêts des réseaux sociaux je vous renvoie à l’article de Christophe Deschamps, par lequel j’ai retrouvé cette publication, ou à celui de Bertrand Duperrin dont les nombreux articles sur ce thème sont particulièrement riches et instructifs à mon sens. Pour les plus courageux la lecture du livre blanc reste une possibilité bien évidemment.
avril 23, 2008 at 22:42 · Filed under Education et enseignement, Evolution, Innovation et recherche
Alors que le classement de Shangaï a fait parler de lui depuis quelques années reléguant la majorité de nos universités et plus encore des grands établissements à de lointaines places du classement, les démarches pour gagner en visibilité se sont accrues.
Nous savons que la société de demain sera plus que celle d’hier une société de l’information et de la connaissance, la place de la recherche et de l’enseignement supérieur progresse encore trop lentement de l’avis de nombre d’acteurs. Les crises qu’ont connues il y a quelques années la recherche publique (Mouvement sauvons la recherche) et les universités (grève autour du CPE) ont exprimé ce malaise.
La création des pôles de compétitivités visant à développer les synergies entre acteurs au niveau local pour attirer et renforcer les compétences et expertise d’enseignement, de recherche et d’industrie sont l’un des signes du besoin de visibilité et d’attractivité des établissement de recherche et d’enseignement.
Dans la même logique, le regroupement d’un ensemble d’établissements dans le cadre des Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) pour développer, favoriser et mutualiser certaines démarches et accroitre la visibilité et l’attrait d’une ville et de ses établissements d’enseignement, comme l’Université de Lyon ou les autres PRES (A Paris, Aix-Marseille, Bordeaux, Nancy, Toulouse).
Dans une internationalisation croissante, la valorisation de la recherche et l’identité commune accroissent la reconnaissance et crédibilise une politique commune des différents établissements.
Au-delà de ces aspects en train de se structurer, développer la collaboration inter-établissements et les compétences à gérer des réseaux professionnels de ses membres est un facteur clés pour les partenariats et la co-habilitation de diplôme, pour attirer des étudiants, et des financements. Que ce soit dans la gestion de la taxe d’apprentissage, dans des partenariats avec des entreprises ou la mise en place de modules de formation continue, ou dans la gestion des donateurs pour les fondations d’universités en train de se créer les compétences relationnelles seront pour demain des atouts forts.
Conscient que les établissements d’enseignement se doivent à la fois de collaborer pour une plus grande efficacité et faire face à la concurrence étrangère et à la fois s’affirmer, valoriser et développer leurs expertises nous croyons très fortement que les membres et salariés des structures sont un des acteurs majeurs de la réussite et de l’anticipation de l’avenir de l’enseignement.
avril 23, 2008 at 22:17 · Filed under Actualités, Evolution, Lu vu entendu, Orientation
Les structures impliquées dans l’enseignement supérieur sont à ce jour de plus en plus poussées à collaborer entre elles, que ce soit au sein des PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur), des régions, des pôles de compétitivités ou de tout autre dispositif.
Les missions des établissements d’enseignement supérieur impliquent de plus en plus l’orientation et l’insertion professionnelle. Pour autant les COP (Conseiller d’Orientation Psychologue), principaux responsables de ces missions dans le public sont en sous effectif (1 pour 10 000 étudiants voire moins). Ces professionnels décriés par certains et mis en péril (leur recrutement et leur nombre décroit fortement) ne suffisent pas à répondre aux besoins et aux attentes du public, très diversifié.
La réponse à ces questions d’orientation et d’insertion se trouve à différents niveaux, et en cela, il n’y a pas une réponse, mais un ensemble de réponses, des synergies et des collaborations à créer. C’est en cela que la coopération est cruciale. Entre les établissements évidemment de par leur complémentarité (notamment entre écoles et universités), entre les établissements d’enseignement et les structures de recherche, entre les établissements et les services publics (d’emploi, d’orientation, d’aide à la mobilité et aux études) et entre les établissements et les organisations qui accueilleront les étudiants (stagiaires et jeunes diplômés).
Ces mondes, parfois très opposés ont beaucoup à apprendre les uns des autre, et si la coopération s’impose aujourd’hui de plus en plus comme une nécessaire évidence, les changements culturels et de pratiques à consentir ne sont si simples.
Le CES (Conseil Economique et Social) a rendu son rapport sur “l’aménagement du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche“(Le rapport).
Ce dernier a l’avantage de présenter un certain de propositions d’amélioration pleine de bon sens concernant le fonctionnement en réseau au niveau territorial, des stratégies régionales d’innovation avec une gouvernance adaptée, le renforcement des missions d’insertion des acteurs de l’enseignement et le développement des possibilités de choix d’orientation et d’études. Autant de mutation qui repose tant sur une évolution organisationnelle, que culturelle et humaine.
Des propositions et évolutions à suivre auxquelles nous essaierons d’apporter notre contribution à travers une veille, des réflexions et des prestations adaptées.
Source : Boivoiry.