septembre 19, 2008 at 18:01 · Filed under Education et enseignement, Société, Transversalité
Plusieurs articles cette semaine ont nourri une réflexion qui m’est chère, celle de l’insertion professionnelle et de la diversité dans les organisations. Ces réflexions feront l’objet de plusieurs posts.
La responsabilité de la formation. Mort aux universités, vive les grandes écoles ?
Deux articles, tout d’abord sur la viabilité et l’avenir des filières de sciences humaines à l’université. Le premier, paru dans le monde est une compilation de témoignages autour de la question des formations en sciences humaines à l’université. Il en ressort qu’en France nombre de ces formations ont, à tord ou raison, mauvaise presse et qu’il convient avec celles ci de s’expatrier dans des pays plus conciliants, de bien préparer son insertion professionnelle par des stages ou des formations complémentaires (double cursus, MS ou mastère, …. ). En effet, un bon nombre des formations en sciences humaines et sociales (SHS pour les intimes) préparent mal à une insertion professionnelle directe. Pour autant les qualités, connaissances et compétences acquises au cours de ces parcours sont des plus utiles et ne rendent pas inapte à l’emploi (Nombre des diplômés occupent les premières années des emplois sous qualifiés.)
Nicolas Gachon (MCf en SH = Maitre de conférence en Sciences Humaines) a dans l’interview qu’il donne à l’observatoire boivigny un regard qui m’apparait lucide et frappé au coin du bon sens par de nombreux aspects. Il est vain de vouloir conserver les filières de lettres et sciences humaines telles qu’elles ont été conçues et pensées voila de nombreuses années. Il n’en demeure pas moins que certaines Licences professionnelles tout autant que des Master professionnels affichent un taux d’insertion professionnel tout à fait comparable à des écoles, preuve s’il en est que l’on peut être diplômé dans ces domaines à l’université et trouver du travail.
La question qui se pose donc, est celle de la finalité de l’enseignement supérieur. Le fait de former des étudiants se fait-il dans une seule logique professionnelle et d’emploi, ou poursuit on un but plus vaste de formation à la citoyenneté, d’ouverture sur le monde et d’humanité. C’est ce que souligne Nicolas Gachon concernant les applications de la LOLF, dont les critères d’évaluations doivent être également en regard des objectifs fixés à l’enseignement supérieur et pas seulement en regard de critères économiques ou d’insertion professionnelle. Ainsi s’il apparait aujourd’hui pour beaucoup absurde de supprimer les “humanités”, “Chercher à figer les sciences humaines dans une aura virtuelle, aujourd’hui en décalage sociétal, aboutira à les réduire au statut de sciences mortes.” (Nicolas Gachon)
Ainsi plus que l’université et les sciences humaines ce qui est en question c’est l’enseignement supérieur (a minima) dans son ensemble, dans sa logique et son fonctionnement. La séparation très importante entre les enseignements, la difficulté à passer d’une filière à l’autre, à suivre des enseignements pluridisciplinaires rend aujourd’hui plus compliquée la réussite des étudiants de ces filières dans leur confrontation au monde du travail et de l’entreprise. Un cursus de lettres qui inclurait des enseignements de gestion, de géopolitique et des ouvertures sur des connaissances scientifiques auraient ainsi plus d’opportunités qu’avec une connaissance universitaire développée dans le seul domaine des langues.
Cette pauvreté des enseignements en terme de transversalité et pluridisciplinarité conduit chaque année de plus en plus d’étudiants à poursuivre leur cursus par une spécialisation, notamment dans une grande école. Ces établissements, particularité française bien connue, bénéficie sur notre sol d’une aura toute particulière, notamment auprès de certains publics (dirigeants, recruteurs) qui vantent les mérites de ces élites aux têtes bien faites. En contrepartie les travaux de sociologie de l’éducation notamment démontre que les étudiants en prépa (CPGE = classes préparatoires aux grandes écoles) sont pour près de la moitié d’entre eux issues de catégories socio-professionnelles supérieures (CSP + aujourd’hui PCS). Le système “méritocratique” aurait ainsi de sérieux biais, favorisant déjà les plus favorisés. En outre, la consanguinité qui découle de cela, diminue la diversité des parcours et des origines favorisant une rigidification des systèmes et des organisations, diminuant leur capacité d’adaptation, d’innovation, d’intégration, de confrontation, la différence et les oppositions qui s’en suivent diminuant.
Dans un récent ouvrage, Emmanuelle Walter et Thomas Lebègue poussent encore plus loin cette critique contre un système bicéphale qui accroit les similitudes et regroupent les individus en regard de leurs origines sociales. Pour eux le système de grandes écoles n’a plus d’avenir.
Alors, entre les unes et les autres, aucune ne sortirait du lot et offrirait une vision adapté et efficace des besoins de formations humaines et professionnelles ? Ce serait méconnaitre la valeur et les engagements de chacune, les bonnes initiatives et les filières promouvant un fonctionnement à contre sens. Les IAE et les filières médicales du côté des universités font preuve d’excellence, les initiatives d’ouverture à un public plus large dans les grandes écoles, en cursus initial ou continu; les cursus executive notamment où les publics de stagiaires entre 30 et 50 ans viennent enrichir leurs visions du monde et la confronter à celle d’autres cadres montre l’intérêt : multiculturel, multi professionnel, multi domaines, ces formations onéreuses sont la crème de la diversité.
L’IEP de Paris du médiatique Richard Descoings ne laisse personne indifférent, tant devant les initiatives que les propos tenus. Ce dernier exprimait récemment sa volonté de faire de sciences po paris un établissement de plus grande ampleur (passé de 4000 à 85000 étudiants en 10 ans). Pour lui, le paradoxe de l’enseignement supérieur réside dans le fait que sa démocratisation ne s’est pas accompagné de la démocratisation de ses établissements d’élites. Cela a noyé certaines filières universitaires sous le nombre d’étudiants, tandis que les grands établissements ont peut augmenté leur capacité d’accueil, sélectionnant parmi des candidats toujours très nombreux et qualifiés. Sciences Po Paris a cette autre particularité d’être plus pluridisciplinaires et ouvert sur le monde que nombre d’établissement et d’université, ce qui a mon sens nous fait grandement défaut en France à l’heure de la mondialisation.
Autant d’éléments qui montrent que si l’insertion professionnelle découle pour partie des formations, notamment dans leur contenu, tout ne relève pas de cela. Le rôle des organisations dans leur capacité à accueillir les apprenants et jeunes diplômés et à les intégrer est là aussi crucial.
mai 16, 2008 at 22:15 · Filed under Actualités, Développement Durable, Education et enseignement, Lu vu entendu, Responsabilité Sociétale de l'Entreprise
Quelques sites et articles découvert ces jours ci autour de l’enseignement et des ressources humaines.
- Le site sur les contrats de professionnalisation édité par la FFP (Fédération de la Formation Professionnelle) - www.contratdepro.fr
- Le site des initiatives réalisées dans le cadre du projet Equal depuis plus de 5 ans. Ce projet européen subventionne et participe à différentes activités visant à promouvoir l’égalité des chances (lutte contre les discriminations, gestion des âges, économie sociale, …) - http://www.idequal.fr/
- 3° congrès RIODD - Réseau International de Recherche sur les Organisations et le Développement Durable - à Lyon les jeudi et vendredi 5&6 Juin. Le RIODD est avec l’ADERSE (Association pour le Développement de l’Enseignement et de la Recherche sur la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) l’une des principales organisations travaillant sur l’impact du Développement Durable sur le monde de l’entreprise.
- Universités : vrais problèmes et fausses solutions, un entretien avec André Legrand.
Le salut des universités viendra d’abord d’une politique plus ambitieuse et des efforts des universités et des universitaires eux-mêmes : un travail sur l’évaluation des formations, la qualité de leurs diplômés, la diversification et l’amélioration des débouchés auxquels elles ouvrent.
- Les coopérations-publics-privés pour innover en France. Une note d’information du ministère de l’education nationale sur les recours aux chercheurs du secteur public par les entreprises du secteur privé.
avril 25, 2008 at 22:56 · Filed under Education et enseignement, Lu vu entendu, Pratiques RH, Transversalité
Par Rodolphe Greggio, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, docteur en sciences de gestion, professeur d’histoire économique en classe préparatoire commerciale.
La psychologie du travail, petite oubliée des grandes écoles
Notre enseignement supérieur appréhende de façon bien particulière les problématiques humaines qui se posent au sein des organisations, n’accordant ainsi qu’une place limitée à la psychologie du travail. Les grandes écoles de gestion, qui professent un enseignement de ressources humaines directement applicable à l’entreprise, n’y consacrent qu’une attention fort réduite – et encore, seuls les plus grands établissements disposent-ils d’un département spécifique de ressources humaines, une discipline perçue de toute façon comme parfaitement secondaire. Aux yeux des grandes écoles d’ingénieurs, peu sensibilisées dans l’ensemble aux sciences humaines - considérées en général avec scepticisme, voire condescendance et mépris - et orientées plutôt vers les modèles de gestion quantitative, la psychologie du travail n’en apparaît que davantage une terra incognita. De fait, l’université, à laquelle on peut joindre le CNAM, est le seul lieu où l’on dispense un enseignement de psychologie du travail.
Une telle tripartition disciplinaire et institutionnelle repose sur des oppositions épistémologiques fondamentales et, surtout, une hiérarchisation implicite des savoirs. D’un côté, la psychologie du travail a largement invalidé les fondements prétendument scientifiques de la gestion des ressources humaines – ainsi les théories d’un Maslow ou d’un McGregor. D’un autre côté, l’effondrement des grands paradigmes explicatifs de la psychologie, le déclin de la psychanalyse et de bien d’autres approches canoniques en psychothérapie n’ont pas été sans ébranler la psychologie du travail, dès lors considérée comme trop formaliste et incertaine d’un point de vue épistémologique. Cette dernière a subi les avancées spectaculaires de la neurologie et de la thérapie chimique - des traitements médicamenteux pourvu de surcroît d’une grande polyvalence fonctionnelle, efficaces aussi bien pour conserver l’employabilité de la main-d’œuvre au travail que pour réduire les souffrances de celle qui en est, parfois durablement, privée.
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avril 24, 2008 at 19:26 · Filed under Education et enseignement, Orientation
L’orientation active, ce protocole mis en place suite aux réformes de l’enseignement supérieur propose aux lycéens en terminale de faire un choix d’inscription dans le supérieur. Les demandes d’inscription sont ensuite traitées et évaluées et une réponse consultative est formulée pour donner un avis sur les possibilités de réussite.
Ce processus comme d’autres a le mérite de remettre le lycéen en position de décision et d’anticipation de son choix, toutefois comme le souligne Marie-Christine Chycki dans son article “Si l’on tient compte du fait que l’université accueille chaque année plus de 400 000 nouveaux étudiants, on comprend mieux que la « mobilisation » soit à l’ordre du jour… Et la question centrale demeure : qui ? Quand ? Avec quels moyens ?“
Comme je le soulignais également dans un article précédent, lorsque un objectif est prioritaire, il est nécessaire d’investir à minima que ce soit en terme financier ou terme d’organisation. Car la réponse à ces besoins d’analyse des dossiers des étudiants est à mon sens très importante car elle permettrait aux établissements d’anticiper sur leur public et les moyens d’accueillir et d’accompagner les élèves dans cette transition.
Mais là encore comme l’exprime Mme Chicky, “[si les lycéens] sont aussi nombreux à échouer en premier cycle universitaire, c’est aussi parce qu’ils sont confrontés à des pédagogies peu adaptées à cette nouvelle « massification universitaire. C’est bien aussi à l’enseignement supérieur tout entier d’être « actif » pour s’adapter aux nouveaux publics de bacheliers.” L’orientation active passe donc peut être par une mutation de l’enseignement supérieur et le développement de l’apprenance qui replace l’individu au centre de l’apprentissage afin de démultiplier les opportunités et capacités d’apprendre.
avril 23, 2008 at 22:42 · Filed under Education et enseignement, Evolution, Innovation et recherche
Alors que le classement de Shangaï a fait parler de lui depuis quelques années reléguant la majorité de nos universités et plus encore des grands établissements à de lointaines places du classement, les démarches pour gagner en visibilité se sont accrues.
Nous savons que la société de demain sera plus que celle d’hier une société de l’information et de la connaissance, la place de la recherche et de l’enseignement supérieur progresse encore trop lentement de l’avis de nombre d’acteurs. Les crises qu’ont connues il y a quelques années la recherche publique (Mouvement sauvons la recherche) et les universités (grève autour du CPE) ont exprimé ce malaise.
La création des pôles de compétitivités visant à développer les synergies entre acteurs au niveau local pour attirer et renforcer les compétences et expertise d’enseignement, de recherche et d’industrie sont l’un des signes du besoin de visibilité et d’attractivité des établissement de recherche et d’enseignement.
Dans la même logique, le regroupement d’un ensemble d’établissements dans le cadre des Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) pour développer, favoriser et mutualiser certaines démarches et accroitre la visibilité et l’attrait d’une ville et de ses établissements d’enseignement, comme l’Université de Lyon ou les autres PRES (A Paris, Aix-Marseille, Bordeaux, Nancy, Toulouse).
Dans une internationalisation croissante, la valorisation de la recherche et l’identité commune accroissent la reconnaissance et crédibilise une politique commune des différents établissements.
Au-delà de ces aspects en train de se structurer, développer la collaboration inter-établissements et les compétences à gérer des réseaux professionnels de ses membres est un facteur clés pour les partenariats et la co-habilitation de diplôme, pour attirer des étudiants, et des financements. Que ce soit dans la gestion de la taxe d’apprentissage, dans des partenariats avec des entreprises ou la mise en place de modules de formation continue, ou dans la gestion des donateurs pour les fondations d’universités en train de se créer les compétences relationnelles seront pour demain des atouts forts.
Conscient que les établissements d’enseignement se doivent à la fois de collaborer pour une plus grande efficacité et faire face à la concurrence étrangère et à la fois s’affirmer, valoriser et développer leurs expertises nous croyons très fortement que les membres et salariés des structures sont un des acteurs majeurs de la réussite et de l’anticipation de l’avenir de l’enseignement.
avril 23, 2008 at 22:39 · Filed under Education et enseignement, Gestion de carrière
A l’heure où les grandes écoles, universités et entreprises étrangères ont depuis longtemps intégrés les concepts d’Alumni, ce terme demeure en France trop souvent méconnu. Les alumni, ces communautés et réseaux d’anciens (élèves, enseignements, collaborateurs, clients) sont une source inestimable de dynamisme et d’attraction pour un établissement, certains n’hésitant pas à faire un cycle dans un grand établissement pour accéder au statut et … à l’annuaire.
Alors que les outils informatiques et les capacités à traiter et suivre les anciens ont démultiplié l’intérêt de ces communautés, les compétences humaines elles tardent à s’installer et à s’enseigner. Les uns et les autres constituent pourtant un redoutable moyen de trouver des enseignants, des tuteurs de stages, et de développer les compétences de ses anciens.
Nombre de réseaux d’anciens organisent en effet des événements, rencontres et rassemblements permettant de garder le contact, de rester informer de ce qui se passe dans le milieu ou de se mettre à jour sur une thématique qui nous intéresse et que l’on a pu perdre de vue. Ces lieux d’échanges permettent également de tisser un réseau riche entre personnes partageant une expérience commune mais ayant atterri bien loin les uns des autres, ouvrant ainsi un champ de possibles et découvertes important.
avril 23, 2008 at 22:38 · Filed under Education et enseignement, Evolution, Gestion de carrière, Orientation
L’enseignement supérieur plus que toutes les autres étapes de formation initiale vise à préparer l’entrée dans le monde du travail. Cette dimension développée depuis quelques années à travers des enseignements et interventions pour préparer le projet professionnel des étudiants inclut dans certains cas des préparations aux entretiens, des ateliers de rédactions de CV et LM, et autres conseils.
Pour autant la sensibilisation et la formation des étudiants et futurs professionnels au networking demeurent sous développés dans la majorité des établissements. C’est bien dommage car les réseaux professionnels des étudiants jouent à plus d’un titre un rôle important dans leur réussite et leur insertion. En premier lieu la rencontre d’anciens de son établissement permet d’entrevoir les possibilités qu’offrent notre formation, de confronter son projet professionnel à la réalité du marché et au contenu des postes auxquels on aspire. En second lieu pour l’étudiant, ces échanges et entretiens le prépare dans une certaine mesure à ses entretiens de recrutement et à faire face à des interlocuteurs professionnels avec un niveau de risque très faible.
Ensuite lorsque l’étudiant apprend à développer son réseau au-delà des anciens de son établissement cela peut contribuer très largement à son insertion professionnelle en lui permettant d’entretenir et des développer des liens professionnels avec des personnes déjà en poste susceptible de leur transmettre des informations pertinentes ou de les mettre en relation avec l’interlocuteur le plus adapté. Car le réseau bien plus qu’une source de piston est devenu aujourd’hui un véritable capital relationnel, qui s’entretient et se développe tout au cours de la vie et permet de trouver un emploi, des affaires, des conseils, des collaborateurs ou les informations importantes sur son marché.
Dans le cadre de la formation continue, ces enseignements sont d’autant plus importants que les étudiants sont pour leur part des professionnels qu’ils soient en poste ou en césure et qu’ils seront capables beaucoup plus rapidement de la mettre en œuvre. Et n’oublions pas qu’une des clés pour avoir un réseau d’anciens, de clients, ou de prescripteurs dynamiques c’est d’avoir avant tout des personnes maitrisant les compétences relationnelles. Alors toujours dubitatifs ?
avril 23, 2008 at 22:35 · Filed under Education et enseignement, Evolution, Pratiques RH
Qu’elles soient des structures de petites tailles ou plus importantes comme les universités, les établissements d’enseignement supérieur fédèrent pour une large part des communautés d’enseignants, d’élèves et d’anciens conséquentes. Celles-ci, allant de quelques dizaines à plusieurs milliers de personnes ne sont pas aisées à gérer, et en tirer le meilleur relèvent souvent du casse tête. Un nombre croissant d’enseignants sont des intervenants extérieurs qu’il convient de fédérer, d’identifier, de remplacer parfois à la dernière minute.
Capitaliser les connaissances de ces enseignants, identifier les savoirs et savoirs-faire complémentaires, leur polyvalence, sur quoi ils sont en mesure de participer à la vie de l’établissement est un des axes de développement des établissements envisageable. La mise en œuvre de solutions technologiques (intranet, réseaux sociaux) de plus en plus complètes et complexes ouvrent des possibilités de gestion démultipliée, il serait pourtant vain de croire que la technologie à elle seule permettra d’optimiser cette gestion des connaissances.
La production très importante de contenus par les élèves et les enseignants (a fortiori les enseignants-chercheurs) restent peu valorisée, ne permettant pas de tirer tous les bénéfices des travaux, compétences et complémentarité que constituent les communautés universitaires. Les parcours tant des étudiants que des enseignants, leurs choix, leurs engagements constituent une richesse qui peuvent être exploité au mieux à travers des groupes de pratique, des communautés apprenantes, des réseaux de tutorat et de parrainage.
En capitalisant sur l’acquis et les ressources dont dispose les établissements et leurs membres, en transmettant les méthodologies permettent de les identifier, de les exploiter, de les transmettre et de les développer, on se donne les moyens de préparer les futurs professionnels et les établissements au passage dans une société de l’information.
avril 23, 2008 at 22:17 · Filed under Actualités, Evolution, Lu vu entendu, Orientation
Les structures impliquées dans l’enseignement supérieur sont à ce jour de plus en plus poussées à collaborer entre elles, que ce soit au sein des PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur), des régions, des pôles de compétitivités ou de tout autre dispositif.
Les missions des établissements d’enseignement supérieur impliquent de plus en plus l’orientation et l’insertion professionnelle. Pour autant les COP (Conseiller d’Orientation Psychologue), principaux responsables de ces missions dans le public sont en sous effectif (1 pour 10 000 étudiants voire moins). Ces professionnels décriés par certains et mis en péril (leur recrutement et leur nombre décroit fortement) ne suffisent pas à répondre aux besoins et aux attentes du public, très diversifié.
La réponse à ces questions d’orientation et d’insertion se trouve à différents niveaux, et en cela, il n’y a pas une réponse, mais un ensemble de réponses, des synergies et des collaborations à créer. C’est en cela que la coopération est cruciale. Entre les établissements évidemment de par leur complémentarité (notamment entre écoles et universités), entre les établissements d’enseignement et les structures de recherche, entre les établissements et les services publics (d’emploi, d’orientation, d’aide à la mobilité et aux études) et entre les établissements et les organisations qui accueilleront les étudiants (stagiaires et jeunes diplômés).
Ces mondes, parfois très opposés ont beaucoup à apprendre les uns des autre, et si la coopération s’impose aujourd’hui de plus en plus comme une nécessaire évidence, les changements culturels et de pratiques à consentir ne sont si simples.
Le CES (Conseil Economique et Social) a rendu son rapport sur “l’aménagement du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche“(Le rapport).
Ce dernier a l’avantage de présenter un certain de propositions d’amélioration pleine de bon sens concernant le fonctionnement en réseau au niveau territorial, des stratégies régionales d’innovation avec une gouvernance adaptée, le renforcement des missions d’insertion des acteurs de l’enseignement et le développement des possibilités de choix d’orientation et d’études. Autant de mutation qui repose tant sur une évolution organisationnelle, que culturelle et humaine.
Des propositions et évolutions à suivre auxquelles nous essaierons d’apporter notre contribution à travers une veille, des réflexions et des prestations adaptées.
Source : Boivoiry.
avril 23, 2008 at 19:28 · Filed under Innovation et recherche, Lu vu entendu, Orientation, Société
Les travaux de Nadia Nakhili apportent un éclairage nouveau sur l’impact de l’établissement dans les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur de ses élèves.
“il est mis en évidence que l’environnement scolaire constitue un facteur jouant de manière significative sur les aspirations des lycéens (probabilité d’envisager un type de cursus plutôt qu’un autre et durée des études envisagée). L’environnement scolaire joue de manière significative sur les choix d’études des jeunes à caractéristiques scolaires comparables et à origine sociale donnée. L’effet contextuel mis en évidence est de double nature : agissent conjointement la composition sociale de l’établissement et l’offre locale d’enseignement supérieur (principalement la présence dans l’établissement d’une CPGE).”
Source : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00260955/fr/
Lu sur la note de veille sur l’éducation de l’IREDU
Thèse : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/26/09/55/PDF/07091.pdf