septembre 25, 2008 at 15:43 · Filed under Actualités, Gestion de carrière, Lu vu entendu, Pratiques RH, Responsabilité Sociétale de l'Entreprise
Relations sociales et risques psycho-sociaux : le travail en question
Un premier petit dossier à lire sur les difficultés de relations sociales et les risques psycho-sociaux. RH, relations inter-personnelles, management, reconnaissance, conditions de travail, autant d’aspects qui jouent, notamment sur le niveau de stress et l’absentéisme. Prendre garde au court terme, au risque de tirer le meilleur des collaborateurs que durant un temps trop court. Lire le dossier.
L’open space m’a tuer
Titre d’un ouvrage récent de Alexandre des Isnards et Thomas Zuber. Alexandre des Isnards qui a répondu aux questions des lecteurs du Monde. Un ouvrage qui tourne autour du mal être et de la souffrance des cadres souvent enviés de par leur salaire et avantages, dont on méconnait les difficultés tant ces derniers n’osent pas s’exprimer et s’opposer, au risque d’être grillé… Ces même cadres qui n’encadrent plus grand chose et s’affichent plus comme des porteurs de projets ponctuels auxquels on vend des rêves, pour des emplois qui manquent de sens et de finalités. Retrouvez l’interview.
Attali et la génération Y
Une interview sur Public Sénat. Même si je ne suis pas d’accord avec tout, mais cette vidéo de 8 minutes, permet de toucher du doigts les mutations en cours motivations et aspirations de la nouvelle génération qui est entrée sur le marché du travail, l’impact de leur comportement et les conséquences à moyen terme.
Valeurs et employabilité
Un article de Focus Rh, qui complète bien cette série. Où l’on redécouvre que cette jeune génération n’est pas fainéante, coupée du travail, mais où ce sont les facteurs d’adhésions qui ont évolués. S’ajoutent ainsi à la “rémunération, aux conditions matérielles, aux horaires, à l’ambiance, au stress acceptable“, deux nouveaux facteurs de choix : le maintien de leur employabilité et le respect de leurs valeurs. Dans un monde où tout évolue toujours plus vite, arrêter de progresser est comme un arrêt de mort, un risque d’être dépassé, de voir sa carrière interrompue, évoluer est devenu un maitre mot de cette génération. Les valeurs c’est ce qui donne un sens et donne envie de s’investir plus encore. Cette génération plus que les précédentes baignent dans une culture mondiale, technologique, consciente des enjeux sociaux, politiques, environnementaux, une génération engagée encore engagé (25%), pour laquelle le schisme entre la vie privée et la vie professionnelle pose de plus en plus de problème. L’article de Focus RH.
juillet 1, 2008 at 8:56 · Filed under Evolution, Pratiques RH, Responsabilité Sociétale de l'Entreprise
Alors que les entreprises et le législateur s’émeuvent des inégalités, du manque de diversité et légifèrent ou font des chartes pour promouvoir des pratiques de recrutement et de gestion de carrière plus favorable à la mixité parmi les salariés les résultats observables peinent à apparaitre.
Ce manque d’évolution est lié à plusieurs facteurs et il serait injuste d’en rendre les entreprises seules responsables. Pour autant il y a des leviers d’interventions puissant, à commencer par la prise de conscience des dirigeants de l’impact de mauvaises pratiques de gestion RH. On reproche encore fréquemment aux ressources humaines d’être un coût, alors qu’elles ont un coût, mais on est capable aujourd’hui d’évaluer, plus que les avantages et bénéfices qu’apporte une bonne GRH, les effets négatifs qu’ont une mauvaise gestion de l’humain.
Que ce soit pour l’innovation, pour la complémentarité des savoir-faire, l’autonomie, les attentes, les salaires, les visions du monde, les qualités relationnelles, la diversité est quelque chose de précieux. Mais faire de la diversité une réussite implique des règles de gouvernance et de management qui la valorise et l’optimise, au risque qu’elle crée des tensions et des problèmes plutôt que de la richesse et de l’efficience.
Par ailleurs la diversité doit être un axe de sensibilisation et de formation de tous. Lors d’un échange la semaine passée, je m’opposais à mon interlocuteur qui sous entendait que les discriminations dans le monde du travail était le fait des professionnels RH. Oui, les professionnels RH ont leur part de responsabilité et sont l’un des acteurs des discriminations, c’est indéniable. Mais ce sont aussi ceux qui font le plus d’efforts pour faire évoluer leurs pratiques, pour permettre à tout un chacun d’accéder à un poste, d’évoluer dans sa carrière, et qui conscient qu’ils peuvent discriminer sont en mesure d’y faire d’autant plus attention.
A ce titre les différents acteurs d’une entreprise, sont à l’image de la société civile, et si discrimination il y a, c’est aussi qu’elle peut être tolérée, voire attendue, car répondant à des convictions, vision du monde et exigences. Celles ci légitiment la nécessité de ne pas traiter une femme comme un homme, un jeune du 94 ou de la Duchère comme un du 16° à Paris ou du 2° à Lyon, une personne présentant un handicap ou un âge considéré comme trop important avec autant d’équité qu’un candidat d’une trentaine d’année bien portant…
Qui n’a pas un avis sur ces différentes catégories de population, convaincu qu’il est qu’un jeune de banlieue apportera plus de problèmes, qu’une femme sera moins disponible et engagée, qu’une personne avec un handicap sera moins compétentes, qu’un senior (45-50 ans aujourd’hui en France) sera moins adaptable et enthousiaste…
A cela s’ajoute des discriminations comme les études poursuivies ou non (enseignement secondaire ou supérieur, privé ou public, sélectif ou non sélectif, universitaire ou en école, de premier rang ou moins bien classé…), l’origine ou le lieu où l’on vit.
Inutile de se voiler la face. Assumer que nous puissions être discriminants, consciemment ou non, avec parfois la meilleure volonté du monde, est la première étape pour mettre en place de nouveaux processus de gestion des ressources humaines aussi équitables et non discriminant que possible. Le risque à ne pas le faire? Dans le meilleur des cas, voir la HALDE, les tribunaux ou les prud’hommes saisis. Dans le pire des cas ? une perte de diversité dans l’entreprise, une image qui se dégrade, une difficulté à recruter et fidéliser des collaborateurs toujours plus sollicités, une ambiance délétère qui impacte les résultats, voire une mauvaise campagne de pub dans les médias qui impactera nécessairement clients et fournisseurs, tentés d’aller voir ailleurs en des temps où le capital marque et l’image sont si fragiles.
Convaincus ?
Pour aller plus loin :
Colloque « Diversités & Performances, Tous divers dans la cité »
Marché de l’emploi cadres, entre réalités et préjugés.
Comment former les managers à ne pas discriminer
L’évolution des pratiques RH en question, une étude de l’EM Lyon
mai 3, 2008 at 13:04 · Filed under Développement Durable, Evolution, Responsabilité Sociétale de l'Entreprise
Alors que l’on entend parler développement durable à tous les coins de rue et d’entreprise, que l’on cherche à faire évoluer les législations, les pratiques, les hommes et organisations à grand renfort de campagne publicitaire, de chartes, d’événement nous oublions encore trop souvent que le développement durable repose largement sur la mutation des individus : changement de pratiques, changement de vision du monde, compréhension des enjeux et des problématiques…
Prendre le temps en interne avec ses collaborateurs et son équipe pour voir toutes les sources de gaspillage, ce qui pourrait être optimisé, recyclé, sous traité…
- Le principe des petits pas qui veut qu’une somme d’actions a un réel impact global in fine
- La logique de propagation des bonnes pratiques (benchmarking, viralité, réseaux) qui accroit l’impact de chaque action en la démultipliant, en faisant par la même un bras de levier conséquent
- L’interaction entre le développement des individus et celui des organisations : faire changer les individus et leurs pratiques impacte l’organisation à laquelle ils appartiennent, qui va elle même évoluer dans son fonctionnement, ses contraintes, sa gouvernance, entrainant un nouveau développement des collaborateurs selon les règles de feedback et de régulation systémique.
Autant d’éléments qui nous pousse à développer autant l’excellence dans chaque petite chose plutôt qu’à corriger systématiquement les erreurs et à vouloir repenser toute l’organisation (couteux, long, entrainant une force résistance au changement). En cela l’article de Jean Sébastien Trudel, expert québecquois sur les questions de développement durable est plein de bon sens : Si vous êtes à la recherche de solutions dans un cadre durable, Pensez petit!
avril 25, 2008 at 11:01 · Filed under Actualités, Evénement, Gestion de carrière, Pratiques RH
Lu chez Bertrand Duperrin
C’est la problématique qui sera traitée lors d’un évènement organisé par le MEDEF et l’ANDRH le 21 mai prochain, sous le titre “Place aux jeunes”. Pour vous inscrire il suffit de cliquer sur ce lien.