janvier 6, 2009 at 23:00 · Filed under Education et enseignement, Lu vu entendu, Société
Par l’intermédiaire de Florence Meichel dont les idées et ressources sont toujours d’une très grande richesse pour moi sur les questions d’éducation, j’ai eu le très grand plaisir de regarder cette retransmission d’une intervention de Claire Héber-Suffrin, initiatrice des réseaux d’échanges réciproques des savoirs (RERS).
L’idée que je retiens de son intervention est celle que tout apprenant peut à son tour être enseignant, l’idée que tout un chacun est riche d’un savoir et que l’opportunité offerte à celui qui se trouve toujours en position de recevoir, d’être assisté, est un formidable moteur d’apprentissage plus grand encore dans une dynamique de formation continue.
La vidéo dure une vingtaine de minutes, très riches.
juillet 13, 2008 at 12:10 · Filed under Gestion de carrière, Lu vu entendu, Société
La formation professionnelle, je l’évoquais il y a quelques semaines dans un précédent article, et une manne financière énorme. Source de financement, parfois occulte comme le laisse présager certains rapports, source d’influence et de pouvoir dans une société où l’argent demeure une richesse convoité et mal répartie.
Le gouvernement a force de rapport et préconisation semble se pencher sur la question sérieusement, comme elle le fait au demeurant sur l’orientation, les retraites, ou l’emploi (fusion UNEDIC/ANPE).
Dans le cas de la formation, 4 orientations se dessinent :
- La première, “la plus importante, c’est de mettre l’emploi au cœur pour que la formation serve beaucoup plus, soit à garder un emploi soit à en retrouver un. Il n’est pas normal que l’on ait tant de difficultés à financer des formations d’aide soignantes ou de conducteurs d’engins”
- Le deuxième objectif est “d’avoir un système plus juste“: “Aujourd’hui si vous êtes titulaire d’un CAP, vous avez une chance sur cinq d’accéder à une formation, si vous êtes diplômé de l’enseignement supérieur une chance sur deux, si vous êtes dans une PME une chance sur dix, dans une multinationale une sur deux”, a dit M. Wauquiez.
- “Remettre les usagers au cœur du système car aujourd’hui on a trop souvent l’impression d’un dédale administratif”, a indiqué M. Wauquiez. Il souhaite pouvoir “s’assurer qu’on a des formations utiles permettant aux salariés de franchir des caps dans leur carrière”.
- Quatrième axe : “le but est notamment de relever le seuil de collecte des organismes paritaires collecteurs agréés à 100 millions d’euros”, mais “on se donne le temps pour le faire”. Cela conduirait au passage d’une centaine d’organisme aujourd’hui à une vingtaine à terme.
Des orientations somme toute cohérente, qui semblent aller dans le bon sens, à deux niveaux notamment. La réduction des coûts des traitements et d’administrations de ces démarches, par la réduction du nombre d’organisme et la simplification des procédures d’une part. La ré-orientation du système vers l’usager et l’emploi pour favoriser l’évolution de carrière et le maintien de l’employabilité, en prenant en compte les publics sous formés aujourd’hui.
Malgré tout, une interrogation demeure pour moi… quelle cohérence et transversalité avec les travaux et initiative sur l’orientation, ceux sur l’enseignement supérieur, sur l’éducation en générale, sur l’emploi et le chômage ? En effet, toutes ces questions ont des dénominateurs communs, des besoins et intérêts qui se renforcent mutuellement ou a contrario s’opposent. Certes la question du traitement de l’emploi, de l’éducation à la formation continue et à l’employabilité est complexe, et il est malaisé de la traiter en trois mois par des réunions ministérielles, mais l’articulation de projets et de démarches complémentaires auraient à n’en pas douter un impact sur des questions mineures comme :
- La sortie de plus de 100 000 jeunes chaque année du système éducatif sans qualifications ou diplômes.
- Le taux de réorientation majeur en premier cycle de l’enseignement supérieur.
- Le vécu de prêt de 40% des scolaires, de l’orientation comme une contrainte subie plutôt qu’un choix proactif.
- L’adéquation des formations avec les besoins des entreprises et les évolutions de la société prévisible.
- Le chômage de longue durée et les discriminations que subissent un certain nombre de personnes dans l’accès à l’emploi.
Car si le système français d’emploi et de chômage présente des intérêts et avantages, là aussi sa complexité et sa diversité rendent compliquée son efficience et son adaptabilité, nous enfermant encore trop souvent dans des stéréotypes et schémas de fonctionnement archaïque où ceux qui tirent leurs épingles du jeu sont bien souvent ceux qui partaient avec les meilleurs avantages au départ (filière générale, grandes écoles, grandes entreprises, CSP supérieure, citadins…)
Sources :
Rendre “plus équitable” l’accès à la formation et revoir son financement
Réforme de la formation professionnelle: quatre axes d’amélioration majeurs
La formation professionnelle: un dispositif éclaté et inégalitaire
mai 22, 2008 at 10:26 · Filed under Développement Durable, Education et enseignement, Evolution, Gestion de carrière, Lu vu entendu, Pratiques RH, Société
- La note du Cereq 249 sur Analyser les métiers en entreprise pour gérer les mobilités. Comment éviter autant que possible les plans sociaux et passer à une véritable gestion préventive de l’emploi ? Comment aménager de nouvelles évolutions professionnelles sans nécessairement créer une discontinuité avec les expériences acquises au préalable ? Le métier semble demeurer une notion essentielle pour répondre à ces interrogations. À la condition de ne pas le réduire au poste de travail, il apparaît comme un vecteur de préservation, de transfert et de reconnaissance de compétences. Ce faisant, une approche en termes de métier peut permettre d’identifier et d’aménager les mobilités qui paraissent inéluctables, à l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises.
Elle semble ainsi en mesure de faciliter une véritable sécurisation des parcours professionnels.
- Regards économiques 59, sur ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques. Ce petit dossier (10p) donne un éclairage sur les business modèles du web 2 et les raisons de son apparente gratuité.
Pour finir deux informations portant sur l’économie de la connaissance et la formation tout au long de la vie.
- Le colloque organisé par le CERAM Sophia Antipolis, dont on peut retrouver les informations sur www.economie-connaissance-2008.com et qui a pour thème : “L’économie de la connaissance est-elle compatible avec un développement durable ? L’exemple de la Finlande.“
- La seconde information est liée à la 100° Note de veille du CAS (centre d’analyse stratégique) portant sur l’éducation tout au long de la vie telle qu’elle se met en place au Japon. Au programme
Analyse : Japon : vers une société de l’éducation tout au long de la vie
- De la maturation systémique à une vision intégrée de la formation tout au long de la vie
- Une organisation complexe pilotée par le ministère de l’Éducation…
- …mais la formation professionnelle repose d’abord sur les entreprises
- La formation tout au long de la vie comme outil de lien social