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Articles du 29/11/08

Un article sur l’insertion professionnelle des étudiants de l’enseignement supérieur et les déboires de certains sur talents.fr

Une synthèse d’un dossier du CEREQ (Centre d’Etudes et de Recherche sur les Qualifications)présenté par Christian Bensi. La question des attentes et besoins des utilisateurs en orientation est au coeur de la réflexion.

Un article avec Hubert Montagner concernant la chronobiologie et les biorythmes des enfants et des apprenants. Ces considérations permettent de prendre du recul sur la question des horaires dans l’enseignement notamment avec les plus jeunes. Pour autant, alors que ces travaux existent depuis de nombreuses années, les réformes semblent avoir accentué les mesures allant à l’encontre de la “nature” et des besoins des jeunes. Un paradoxe…

Orientation… les COP, une espèce en voie de disparition ?

Souvent décriés, régulièrement pointés du doigt, les conseillers d’orientations psychologues sont pour beaucoup des professionnels expérimentés et compétents.

Pourquoi une telle insatisfaction et critique me direz vous ? La responsabilité en incombe pour une bonne part à leur rôle, missions et statut au sein du système d’enseignement, tout autant qu’à leur faible nombre. Ils sont tout juste quelques milliers pour l’ensemble des élèves de secondaire et de supérieur, chacun ayant à gérer entre 800 et 10 000 personnes sur sa zone de responsabilité, autant dire une gageure.
(Pour ceux que ça intéresse je peux vous fournir plus d’infos sur la question).

Quoi qu’il en soit après la diminution des recrutements et postes ouverts que l’on a pu observer ces dernières années, le dernier rapport du Haut conseil à l’éducation semble porter une fois encore au pilori ces professionnels méconnus.

“Le HCE constate qu’à “l’issue du collège, environ quatre élèves sur dix considère que leur orientation a été plus subie que voulue”. L’orientation consiste en effet “à trier les élèves en fonction de leurs seuls résultats scolaires dans les savoirs abstraits” et elle “tend à procéder par exclusions successives vers des voies ou des filières moins considérées”, selon le rapport.”

“Pour y remédier, le HCE estime que les régions devraient prendre en charge l’accueil et l’information des jeunes qui ont à s’orienter, des missions aujourd’hui dévolues à un trop grand nombre de structures. Les conseillers d’orientation-psychologues actuels seraient maintenus, mais “le recrutement ne serait pas poursuivi”, prône aussi le rapport. La fonction d’orientation serait également exercée par des enseignants (à temps partiel) et “des spécialistes déjà reconnus de l’insertion professionnelle, de l’emploi, de la formation continue, ainsi que des représentants des milieux professionnels”.”

http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3905395,00-orientation-rime-trop-exclusion-.html

http://www.lesechos.fr/info/france/300279123.htm

Vous pouvez retrouver le rapport dans son intégralité (une trentaine de page écrit gros) sur le cite du HCE :
http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/49.pdf

NB : Non je ne suis pas naïf il y a aussi des COP incompétents comme partout, des fonctionnaires par dépit et de mauvais professionnels frustrés et lassés de ce métier, mais globalement sur ceux que j’ai rencontré dans le cadre de mon mémoire j’ai plutôt vu des professionnels impliqués, débordés et faisant de leur mieux avec des moyens ridicules, ce qui est sans aucun doute plus représentatif de la profession.

Mise à jour du 13/07

Je viens de tomber sur deux articles. L’un de Christian Bensi qui apporte un éclairage complémentaire sur les réformes susceptibles d’être mise en œuvre dans le domaine de l’orientation. Il reprend par ailleurs le rapport d’un point de vue critique avec ses incohérences et ses limites tout autant qu’avec les points d’attention et d’efforts intéressants. L’autre du blog Bafouillages qui se consacre à la sociologie ; on retrouve une interview de Bourdieu qui n’est pas sans rappeler les mécanismes d’auto-exclusion et de discriminations implicites que peut entretenir tout système.

Orientation active : entre réalité et annonce

L’orientation active, ce protocole mis en place suite aux réformes de l’enseignement supérieur propose aux lycéens en terminale de faire un choix d’inscription dans le supérieur. Les demandes d’inscription sont ensuite traitées et évaluées et une réponse consultative est formulée pour donner un avis sur les possibilités de réussite.

Ce processus comme d’autres a le mérite de remettre le lycéen en position de décision et d’anticipation de son choix, toutefois comme le souligne Marie-Christine Chycki dans son article Si l’on tient compte du fait que l’université accueille chaque année plus de 400 000 nouveaux étudiants, on comprend mieux que la « mobilisation » soit à l’ordre du jour… Et la question centrale demeure  : qui  ? Quand  ? Avec quels moyens  ?

Comme je le soulignais également dans un article précédent,  lorsque un objectif est prioritaire, il est nécessaire d’investir à minima que ce soit en terme financier ou terme d’organisation. Car la réponse à ces besoins d’analyse des dossiers des étudiants est à mon sens très importante car elle permettrait aux établissements d’anticiper sur leur public et les moyens d’accueillir et d’accompagner les élèves dans cette transition.

Mais là encore comme l’exprime Mme Chicky, “[si les lycéens] sont aussi nombreux à échouer en premier cycle universitaire, c’est aussi parce qu’ils sont confrontés à des pédagogies peu adaptées à cette nouvelle « massification universitaire. C’est bien aussi à l’enseignement supérieur tout entier d’être « actif » pour s’adapter aux nouveaux publics de bacheliers.” L’orientation active passe donc peut être par une mutation de l’enseignement supérieur et le développement de l’apprenance qui replace l’individu au centre de l’apprentissage afin de démultiplier les opportunités et capacités d’apprendre.

Enseignement supérieur, projet professionnel, réseaux et insertion

L’enseignement supérieur plus que toutes les autres étapes de formation initiale vise à préparer l’entrée dans le monde du travail. Cette dimension développée depuis quelques années à travers des enseignements et interventions pour préparer le projet professionnel des étudiants inclut dans certains cas des préparations aux entretiens, des ateliers de rédactions de CV et LM, et autres conseils.

Pour autant la sensibilisation et la formation des étudiants et futurs professionnels au networking demeurent sous développés dans la majorité des établissements. C’est bien dommage car les réseaux professionnels des étudiants jouent à plus d’un titre un rôle important dans leur réussite et leur insertion. En premier lieu la rencontre d’anciens de son établissement permet d’entrevoir les possibilités qu’offrent notre formation, de confronter son projet professionnel à la réalité du marché et au contenu des postes auxquels on aspire. En second lieu pour l’étudiant, ces échanges et entretiens le prépare dans une certaine mesure à ses entretiens de recrutement et à faire face à des interlocuteurs professionnels avec un niveau de risque très faible.

Ensuite lorsque l’étudiant apprend à développer son réseau au-delà des anciens de son établissement cela peut contribuer très largement à son insertion professionnelle en lui permettant d’entretenir et des développer des liens professionnels avec des personnes déjà en poste susceptible de leur transmettre des informations pertinentes ou de les mettre en relation avec l’interlocuteur le plus adapté. Car le réseau bien plus qu’une source de piston est devenu aujourd’hui un véritable capital relationnel, qui s’entretient et se développe tout au cours de la vie et permet de trouver un emploi, des affaires, des conseils, des collaborateurs ou les informations importantes sur son marché.

Dans le cadre de la formation continue, ces enseignements sont d’autant plus importants que les étudiants sont pour leur part des professionnels qu’ils soient en poste ou en césure et qu’ils seront capables beaucoup plus rapidement de la mettre en œuvre. Et n’oublions pas qu’une des clés pour avoir un réseau d’anciens, de clients, ou de prescripteurs dynamiques c’est d’avoir avant tout des personnes maitrisant les compétences relationnelles. Alors toujours dubitatifs ?

Enseignement supérieur : concilier des enjeux inconciliables ?

Les structures impliquées dans l’enseignement supérieur sont à ce jour de plus en plus poussées à collaborer entre elles, que ce soit au sein des PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur), des régions, des pôles de compétitivités ou de tout autre dispositif.

Les missions des établissements d’enseignement supérieur impliquent de plus en plus l’orientation et l’insertion professionnelle. Pour autant les COP (Conseiller d’Orientation Psychologue), principaux responsables de ces missions dans le public sont en sous effectif (1 pour 10 000 étudiants voire moins). Ces professionnels décriés par certains et mis en péril (leur recrutement et leur nombre décroit fortement) ne suffisent pas à répondre aux besoins et aux attentes du public, très diversifié.

La réponse à ces questions d’orientation et d’insertion se trouve à différents niveaux, et en cela, il n’y a pas une réponse, mais un ensemble de réponses, des synergies et des collaborations à créer. C’est en cela que la coopération est cruciale. Entre les établissements évidemment de par leur complémentarité (notamment entre écoles et universités), entre les établissements d’enseignement et les structures de recherche, entre les établissements et les services publics (d’emploi, d’orientation, d’aide à la mobilité et aux études) et entre les établissements et les organisations qui accueilleront les étudiants (stagiaires et jeunes diplômés).

Ces mondes, parfois très opposés ont beaucoup à apprendre les uns des autre, et si la coopération s’impose aujourd’hui de plus en plus comme une nécessaire évidence, les changements culturels et de pratiques à consentir ne sont si simples.

Le CES (Conseil Economique et Social) a rendu son rapport sur “l’aménagement du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche“(Le rapport).
Ce dernier a l’avantage de présenter un certain de propositions d’amélioration pleine de bon sens concernant le fonctionnement en réseau au niveau territorial, des stratégies régionales d’innovation avec une gouvernance adaptée, le renforcement des missions d’insertion des acteurs de l’enseignement et le développement des possibilités de choix d’orientation et d’études. Autant de mutation qui repose tant sur une évolution organisationnelle, que culturelle et humaine.

Des propositions et évolutions à suivre auxquelles nous essaierons d’apporter notre contribution à travers une veille, des réflexions et des prestations adaptées.

Source : Boivoiry.

Influence de l’environnement scolaire sur les choix d’orientations

Les travaux de Nadia Nakhili apportent un éclairage nouveau sur l’impact de l’établissement dans les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur de ses élèves.

“il est mis en évidence que l’environnement scolaire constitue un facteur jouant de manière significative sur les aspirations des lycéens (probabilité d’envisager un type de cursus plutôt qu’un autre et durée des études envisagée). L’environnement scolaire joue de manière significative sur les choix d’études des jeunes à caractéristiques scolaires comparables et à origine sociale donnée. L’effet contextuel mis en évidence est de double nature : agissent conjointement la composition sociale de l’établissement et l’offre locale d’enseignement supérieur (principalement la présence dans l’établissement d’une CPGE).”

Source : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00260955/fr/

Lu sur la note de veille sur l’éducation de l’IREDU

Thèse : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/26/09/55/PDF/07091.pdf