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Formation tout au long de la vie, tenant et aboutissant

Par l’intermédiaire de Florence Meichel dont les idées et ressources sont toujours d’une très grande richesse pour moi sur les questions d’éducation, j’ai eu le très grand plaisir de regarder cette retransmission d’une intervention de Claire Héber-Suffrin, initiatrice des réseaux d’échanges réciproques des savoirs (RERS).

L’idée que je retiens de son intervention est celle que tout apprenant peut à son tour être enseignant, l’idée que tout un chacun est riche d’un savoir et que l’opportunité offerte à celui qui se trouve toujours en position de recevoir, d’être assisté, est un formidable moteur d’apprentissage plus grand encore dans une dynamique de formation continue.

La vidéo dure une vingtaine de minutes, très riches.

Comment tirer profit des réseaux sociaux

Je me fais l’écho avec un peu de retard de la publication par BlueKiwi d’un livre blanc sur l’entreprise 2.0, intitulé comment tirer profit des réseaux sociaux. Le secteur du recrutement et des ressources humaines n’est pas en reste, surtout en France où le réseaux et un pourvoyeur formidable d’opportunité et de postes quoi qu’on en pense.

Au delà d’un ensemble d’outils le web 2.0 se caractèrise aussi par une évolution à tous les niveaux des organisations, dans le contexte et les enjeux, les clients, les fournisseurs, les collaborateurs, autant d’aspect qui font que les SI et le web peuvent constituer un avantage stratégique… ou un frein remarquable. Le contrôle exercé dans de nombreuses organisations sur les outils informatiques, les craintes associées,  les excès dont font preuve certains employés et l’absence de proactivité pour se saisir de ces questions de manière constructive pourrait avoir des impacts insoupçonnés.

Pour avoir un aperçu des intérêts des réseaux sociaux je vous renvoie à l’article de Christophe Deschamps,   par lequel j’ai retrouvé cette publication, ou à celui de Bertrand Duperrin dont les nombreux articles sur ce thème sont particulièrement riches et instructifs à mon sens. Pour les plus courageux la lecture du livre blanc reste une possibilité bien évidemment.

Satisfaire les besoins en énergie

Une excellente interview de Joël de Rosnay sur la question.

La synthèse de la vidéo est à retrouver sur Naturavox.


Joel De Rosnay
par Naturavox

Enseignement supérieur et réseau d’anciens

A l’heure où les grandes écoles, universités et entreprises étrangères ont depuis longtemps intégrés les concepts d’Alumni, ce terme demeure en France trop souvent méconnu. Les alumni, ces communautés et réseaux d’anciens (élèves, enseignements, collaborateurs, clients) sont une source inestimable de dynamisme et d’attraction pour un établissement, certains n’hésitant pas à faire un cycle dans un grand établissement pour accéder au statut et … à l’annuaire.

Alors que les outils informatiques et les capacités à traiter et suivre les anciens ont démultiplié l’intérêt de ces communautés, les compétences humaines elles tardent à s’installer et à s’enseigner. Les uns et les autres constituent pourtant un redoutable moyen de trouver des enseignants, des tuteurs de stages, et de développer les compétences de ses anciens.

Nombre de réseaux d’anciens organisent en effet des événements, rencontres et rassemblements permettant de garder le contact, de rester informer de ce qui se passe dans le milieu ou de se mettre à jour sur une thématique qui nous intéresse et que l’on a pu perdre de vue. Ces lieux d’échanges permettent également de tisser un réseau riche entre personnes partageant une expérience commune mais ayant atterri bien loin les uns des autres, ouvrant ainsi un champ de possibles et découvertes important.

Enseignement supérieur, projet professionnel, réseaux et insertion

L’enseignement supérieur plus que toutes les autres étapes de formation initiale vise à préparer l’entrée dans le monde du travail. Cette dimension développée depuis quelques années à travers des enseignements et interventions pour préparer le projet professionnel des étudiants inclut dans certains cas des préparations aux entretiens, des ateliers de rédactions de CV et LM, et autres conseils.

Pour autant la sensibilisation et la formation des étudiants et futurs professionnels au networking demeurent sous développés dans la majorité des établissements. C’est bien dommage car les réseaux professionnels des étudiants jouent à plus d’un titre un rôle important dans leur réussite et leur insertion. En premier lieu la rencontre d’anciens de son établissement permet d’entrevoir les possibilités qu’offrent notre formation, de confronter son projet professionnel à la réalité du marché et au contenu des postes auxquels on aspire. En second lieu pour l’étudiant, ces échanges et entretiens le prépare dans une certaine mesure à ses entretiens de recrutement et à faire face à des interlocuteurs professionnels avec un niveau de risque très faible.

Ensuite lorsque l’étudiant apprend à développer son réseau au-delà des anciens de son établissement cela peut contribuer très largement à son insertion professionnelle en lui permettant d’entretenir et des développer des liens professionnels avec des personnes déjà en poste susceptible de leur transmettre des informations pertinentes ou de les mettre en relation avec l’interlocuteur le plus adapté. Car le réseau bien plus qu’une source de piston est devenu aujourd’hui un véritable capital relationnel, qui s’entretient et se développe tout au cours de la vie et permet de trouver un emploi, des affaires, des conseils, des collaborateurs ou les informations importantes sur son marché.

Dans le cadre de la formation continue, ces enseignements sont d’autant plus importants que les étudiants sont pour leur part des professionnels qu’ils soient en poste ou en césure et qu’ils seront capables beaucoup plus rapidement de la mettre en œuvre. Et n’oublions pas qu’une des clés pour avoir un réseau d’anciens, de clients, ou de prescripteurs dynamiques c’est d’avoir avant tout des personnes maitrisant les compétences relationnelles. Alors toujours dubitatifs ?

Augmenter les savoirs, les gérer, les agréger : l’impact des communautés …

Qu’elles soient des structures de petites tailles ou plus importantes comme les universités, les établissements d’enseignement supérieur fédèrent pour une large part des communautés d’enseignants, d’élèves et d’anciens conséquentes. Celles-ci, allant de quelques dizaines à plusieurs milliers de personnes ne sont pas aisées à gérer, et en tirer le meilleur relèvent souvent du casse tête. Un nombre croissant d’enseignants sont des intervenants extérieurs qu’il convient de fédérer, d’identifier, de remplacer parfois à la dernière minute.

Capitaliser les connaissances de ces enseignants, identifier les savoirs et savoirs-faire complémentaires, leur polyvalence, sur quoi ils sont en mesure de participer à la vie de l’établissement est un des axes de développement des établissements envisageable. La mise en œuvre de solutions technologiques (intranet, réseaux sociaux) de plus en plus complètes et complexes ouvrent des possibilités de gestion démultipliée, il serait pourtant vain de croire que la technologie à elle seule permettra d’optimiser cette gestion des connaissances.

La production très importante de contenus par les élèves et les enseignants (a fortiori les enseignants-chercheurs) restent peu valorisée, ne permettant pas de tirer tous les bénéfices des travaux, compétences et complémentarité que constituent les communautés universitaires. Les parcours tant des étudiants que des enseignants, leurs choix, leurs engagements constituent une richesse qui peuvent être exploité au mieux à travers des groupes de pratique, des communautés apprenantes, des réseaux de tutorat et de parrainage.

En capitalisant sur l’acquis et les ressources dont dispose les établissements et leurs membres, en transmettant les méthodologies permettent de les identifier, de les exploiter, de les transmettre et de les développer, on se donne les moyens de préparer les futurs professionnels et les établissements au passage dans une société de l’information.