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Reconnaissance et travail, une inepsie ?

Le numéro de C dans l’air de ce jeudi, portant sur l’ouverture d’une plainte contre X concernant les suicides à France Telecom m’a rappelé une discussion que j’avais il y a quelques temps avec une de mes collègues.

Le professeur Debout, rappelait que beaucoup de salariés étaient en attente de reconnaissance dans leur travail.

Or, comme nous l’évoquions avec ma collègue, la reconnaissance, en fonction de notre histoire de vie et de nos valeurs, en fonction bien souvent de notre place dans l’organigramme n’est pas perçu de la même façon.

Là où pour les uns, la reconnaissance se limitera au fait d’être rémunéré de manière juste en regard du travail et des compétences mis au profit de l’entreprise, de plus en plus une dimension humaine se fait jour, reconnaissance de la qualité du travail, félicitations, encouragement, valorisation, conseil, confiance deviennent des composants de cette reconnaissance.

Plus le climat social, de l’entreprise ou de la société est dégradé, comme nombre d’entreprises l’ont connu avec la crise, plus les efforts sont importants, et la reconnaissance “normale” difficile à obtenir (augmentation, prime, évolution, formation) plus on peut penser que la dimension humaine prends une importance. C’est cette qualité relationnelle qui tisse la solidarité, l’interdépendance et la confiance si nécessaire pour une ambiance de travail collaborative.

Dans un article de 2008, Gaëlle, sur son blog en aparté,  remet en perspective certains enjeux de la reconnaissance au travail et des ressources sur la question.

Au delà de ces considérations, il est particulièrement intéressant de noter, que dans la reconnaissance, comme dans le stress, la santé mentale ou la motivation l’intrication de facteurs personnels, collectifs et organisationnels est très forte, rendant le rôle de l’entreprise, des managers et des personnes plus complexes. Où s’arrête le rôle de l’employeur, que faut il faire pour être performant, est ce accessible à toutes les organisations, ou seulement aux plus grosses qui disposent d’experts en interne à même de travailler ces questions et d’apporter conseils et outils pour la mise en œuvre de conditions de travail idéales, si tant est qu’elles existent.

Temps de rédaction : 25 minutes

Harcèlement, vers une évolution dans la reconnaissance de la responsabilité des entreprises.

La négociation en cours entre les partenaires sociaux sur la question du harcèlement et de la violence au travail a avancé en cette fin de semaine.

En effet, alors que les syndicats patronaux se refusaient dans l’accord à reconnaitre la part de responsabilité que peut avoir toute organisation dans le développement de pratiques de harcèlement, cela apparaissait comme une condition sinequanone pour les syndicats de salariés.

Un compromis dans la formulation a finalement été trouvé, traduisant une avancée majeure dans la responsabilité de l’organisation du travail et du management sur ces problématiques, très proches des enjeux et questions de risques psychosociaux, renforçant le poids pour l’entreprise de la prévention et la prise en charge de ces situations.

Retrouvez l’article du monde sur la question :

http://www.lemonde.fr/socie…

Définitions.

Selon les termes de l’accord, le harcèlement survient “lorsqu’un ou plusieurs salariés font l’objet d’abus, de menaces et/ou d’humiliations répétés et délibérés dans des circonstances liées au travail“. La violence “va du manque de respect à la manifestation de la volonté de nuire“, “de l’incivilité à l’agression physique” et peut prendre la forme “d’agressions verbales, comportementales, notamment sexistes, d’agressions physiques“. Il est précisé que “les phénomènes de stress” qui “découlent de facteurs tenant à l’organisation du travail, l’environnement de travail ou une mauvaise communication dans l’entreprise” peuvent aussi entraîner un harcèlement et de la violence au travail.

Prévention.

L’employeur doit “manifester une vigilance accrue à l’apparition de certains indicateurs“, comme “des conflits personnels répétés” ou “des plaintes fréquentes de la part de salariés“. Mais la prévention passe aussi par “une meilleure sensibilisation et une formation adéquate des responsables hiérarchiques et des salariés“, ainsi que par “des mesures visant à améliorer l’organisation, les processus, les conditions et l’environnement de travail“.

Actions.

En cas de harcèlement ou de violence au travail, l’entreprise examinera “l’ensemble des éléments de l’environnement de travail“, comme les “comportements individuels, le modes de management, la relation avec la clientèle, mode de fonctionnement de l’entreprise, etc.“. Les salariés harcelés ou agressés doivent faire l’objet d’un accompagnement (soutien médical, psychologique, aide à la réinsertion, voire accompagnement juridique).